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Actualité

Kananga : le projet « Tshilejelu » de réhabilitation de la voirie urbaine bloqué

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Un mois après le lancement du projet « Tshilejelu » au Kasaï Central, des travaux tardent à démarrer. La population de Kananga se questionne sur c’est qui bloque le début du projet dans le chef-lieu de la Province. Le projet « Tshilejelu », initiative du Chef de l’Etat, consiste en la construction et modernisation de la voirie urbaine. À Kananga, ce projet concerne 35 km. Les travaux attendus sont, notamment, la construction des caniveaux, de la route en respectant ses trois phases, à savoir, pose de la couche de fondation avec de la terre rouge, pose de la couche stabilisée à base mastique, et en fin, mettre la couche de roulement en enrobés

Blocage du projet…

L’Entreprise Chinoise CREC7 est chargée d’exécuter les travaux du projet « Tshilejelu » à travers les zones pour cette phase pilote. Au Kasaï Central où elle se trouve depuis plus de 5 ans, CREC7 ne possède plus des matériels pouvant l’aider à démarrer les travaux à Kananga. En dehors de deux camions exposés le jour du lancement, cette entreprise est dépourvue des matériels et des matériaux. Pourtant Kananga dispose de tout. CREC7 manque une centrale d’enrobés et un concasseur des matériels qui sont importants pour ces travaux. Certains matériels de cette firme chinoise traineraient dans la province de Lunda Norte en Angola depuis plus de 3 ans, d’autres se trouveraient à Bilomba sur la route de Kalamba Mbuji. Donc, les travaux sont aux arrêts depuis plus d’une année.

Outre la problématique dles matériels, cette entreprise foule aux pieds certaines dispositions du contrat signé avec le Gouvernement et l’Office des voiries et Drainages (Ovd). Dans un document de plus de 400 pages qui s’appelle cahier des charges de prescription technique, CREC7 est soumise à un contrôle avant chaque étape des travaux. Mais la société chinois de construction ne veut pas se soumettre à ces dispositions, voulant commencer les travaux sans présenter à la mission de contrôle un planning des travaux ainsi que d’autres documents pour la certification avant le démarrage. Pourtant, tous les matériaux que CREC7 devra utiliser doivent être contrôlés et certifiés au laboratoire de l’Office des Routes (OR) à Kananga.

Au sujet de deux grands matériels que manquent à cette entreprise, le Kasaï central, à travers l’Office des routes, possède la centrale d’enrobés et une usine de concassage. Les Deux matériels sont en pannes. Dans l’état des besoins signé par l’Office des routes/Kasaï Central en février 2021, le cout total de réhabilitation et fonctionnement de l’usine des enrobés est d’environ 202.000 $ et 186.560 $ pour la centrale de Concassage. Pour un spécialiste qui a souhaité garder l’anonymat, avec 1.000.000 $ seulement, la province du Kasaï central peut avoir 3km des routes, avec ces deux usines en marche. D’où l’appel d’une structure de la Société civile au Gouvernement Congolais de résilier le contrat avec cette entreprise chinoise et faire confiance à l’OVD et OR en province.

Du coté OVD, son Directeur provincial est resté injoignable. Des sources à l’OVD renseignent toutefois que ce service de l’Etat, maitre d’ouvrage délégué, attend impatiemment aider CREC7 dans le respect des clauses pour le début des travaux.

Par ailleurs, CREC7 n’a pas voulu commenter cette situation qui cependant inquiète les habitants de Kananga. Ces derniers gardent un mauvais souvenir de l’entreprise chinoise dans l’exécution du projet Kalamba Mbuji et des fonds du Programme d’urgence de 100 jours à Kananga. Dans ce blocage, on cite 3 conseillers du chef de l’Etat, tous ressortissants du Kasaï central, qui exigeraient des retro-commissions de la part de CREC7 avant le lancement des travaux.

Jeff MBUYI/CONGOPROGOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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