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Actualité

Kananga : La mairie relance la chasse contre l’occupation anarchique des trottoirs

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La mairie de Kananga affiche sa volonté de rétablir l’ordre urbain. Dans un communiqué officiel publié ce mardi 7 janvier 2026, le maire de la ville, Rose Muadi Musube, a rappelé aux marchands, commerçants et autres occupants illégaux leur obligation de libérer les trottoirs, espaces exclusivement réservés à la circulation des piétons.

Un cadre légal et concerté pour l’opération

Cette décision s’appuie sur l’Arrêté urbain N°140100/V.KGA/05/2025 du 10 juin 2025, ainsi que sur les résolutions issues des concertations avec la société civile, les journalistes, les conseillers urbains et le Conseil urbain de sécurité. À travers cette démarche, l’autorité urbaine entend relancer une vaste opération d’assainissement visant à restaurer l’ordre et la fluidité dans les principales artères de la ville.

Hangars, “malewa” et maisonnettes dans le viseur

La mairie précise que la mesure concerne également les hangars, malewa, maisonnettes et autres structures de fortune érigées sur les trottoirs ou dans des zones jugées sensibles. Tous ces ouvrages devront être démolis sans délai. À défaut, les contrevenants s’exposeront à des poursuites judiciaires et à la saisie de leurs biens.

La PNC mobilisée pour l’exécution

Pour garantir l’effectivité de cette décision, la Police nationale congolaise (PNC) a été mise à contribution afin d’appuyer la brigade de salubrité dans l’exécution de l’opération. L’objectif affiché est d’éviter toute résistance et d’assurer le respect strict des mesures annoncées.

Entre scepticisme et attente d’un vrai changement

Une interrogation demeure toutefois dans l’opinion publique : cette décision sera-t-elle appliquée jusqu’au bout ? Les habitants de Kananga gardent en mémoire plusieurs communiqués similaires, restés sans effets durables, nourrissant ainsi un certain scepticisme.

Un tournant décisif ou un simple rappel ?

Reste désormais à savoir si cette nouvelle offensive de la mairie marquera un réel tournant dans la gestion de l’espace public ou si elle s’ajoutera à la longue liste des annonces sans lendemain.

La balle est désormais dans le camp de la mairie.

Mike Tyson Mukendi / CongoProfond.net

Politique

Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »

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Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.

Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.

L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.

Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.

Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.

Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.

Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net

 

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