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Kananga : CPO sensibilise des jeunes filles contre le mariage d’enfant

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L’ONG « Cris du peuple opprimé » ( CPO) organise depuis le début du mois de mars une campagne de sensibilisation des écolières sur la lutte contre le mariage d’enfant. Une activité qui rentre dans le cadre des activités commémoratives du mois de la femme.

Une dizaine des lycées et collèges sont visés par cette campagne, a laissé entendre la coordinatrice de l’ONG.  » Notre cible est la jeune fille, l’écolière. Nous voulons, à travers cette campagne, pousser des écolières à aimer les études et à lutter contre le mariage d’enfant », a expliqué le Dr Marlène Ndelela.

D’après elle, le mariage d’enfant provoque beaucoup de conséquence dans la vie de la fille qui n’a pas atteint 18 ans. « Cette fille qui va au mariage avant 18 ans risque sa vie, son bassin et même son utérus ne peuvent pas supporter un enfant, avoir des relations sexuelles régulières peuvent créer des lésions qui l’exposent à des infections sexuellement transmissibles.Cette fille parce qu’elle manque l’information, parce qu’elle n’a pas bien étudié, tous ses droits seront bafoués », conclut-elle.

Pour ce samedi 20 mars, le CPO a sensibilisé des élèves du lycée technique Disuminyina, situé dans la commune de Katoka.

Des participantes saluent l’initiative et s’approprient la leçon. Elles promettent de vulgariser sur le mariage d’enfant dans leurs quartiers respectifs.  » J’ai vraiment beaucoup appris, j’ai compris aujourd’hui que le mariage d’enfant est une infraction, je prends l’engagement de sensibiliser à mon tour mes amies du quartier. », a même lâché une participante.

Outre le mariage d’enfant, des animatrices de cette ONG ont expliqué également sur les différentes formes de violences basées sur genre.

JEFF MBUYI/CONGOPROFOND.NET

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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