Actualité
Kananga : 6 militants du mouvement citoyen » maintenant ou jamais » aux arrêts !
Un groupe des jeunes identifiés comme membres du mouvement citoyen « maintenant ou jamais », qui préparait une marche pacifique l’avant-midi de ce samedi 26 Mars 2022, en vue de réclamer la libération de François Beya, ancien conseiller spécial en matières de sécurité du Chef de l’État et fils du Kasaï Central, a été brutalement dispersé par les éléments de la police nationale.
» Nous étions assis, j’ai vu un militant de maintenant ou jamais venir et ses amis avec qui ils se distribuer les polos pour leur marche. Ils étaient nombreux , une cinquantaine. Alors, du coup j’ai vu la police arrêter 6 d’entre eux. J’ai fui de chez moi, je me suis cachée chez les voisins. Je ne sais pas pourquoi on cherche à m’arrêter « , relate une dame qui a assisté à la scène.
Dans les couloirs de la police, ce sont les auditions de jeunes du mouvement citoyen.
» Nous avons sauvé ces jeunes. Les combattants de l’UDPS les attendaient, ils perdraient leurs vies, s’ils avaient réussi à sortir. Ils sont encore en pleine audition « , explique un des responsables de la police.
En effet, les jeunes du mouvement citoyen » maintenant ou jamais » planifiaient cette manifestation pour protester contre l’arrestation qu’ils qualifient d’arbitraire de François Beya.
Sur certains de leurs calicots, on pouvait lire : libérer François Beya, la Justice élève une nation. François Beya mérite mieux.
Pour rappel, soulignons que le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matières de sécurité, François Beya, est en détention depuis plusieurs jours, à l’Agence nationale de renseignements, « ANR » en sigle, pour avoir pris part à des réunions, selon cette agence, visant l’instabilité du pays.
Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
