Mine
Kamoa Copper, la résilience en action face aux secousses du sous-sol congolais
La mine souterraine de Kakula, joyau du complexe cuprifère Kamoa-Kakula dans le Lualaba, traverse une période d’activité sismique inhabituelle. Mais loin de céder à la panique, Kamoa Copper fait preuve d’un sang-froid exemplaire et déploie une stratégie rigoureuse pour garantir la sécurité de ses employés tout en préparant un retour progressif à la pleine capacité de production.
Depuis plusieurs semaines, des épisodes sismiques intermittents affectent les infrastructures souterraines de la mine de Kakula, entraînant une suspension temporaire des opérations dans les galeries profondes. Cette mesure préventive, prise en parfaite coordination avec les actionnaires Ivanhoe Mines, Zijin Mining et l’État congolais, illustre la priorité absolue accordée à la sécurité du personnel.
Malgré la complexité de la situation – qui a perturbé certains équipements stratégiques, tels que les systèmes de pompage et les installations électriques – aucun blessé n’est à déplorer. Une performance qui souligne le haut niveau de préparation et la réactivité des équipes de Kamoa Copper. « La résilience de nos équipes et leur engagement dans des conditions difficiles sont admirables. Nous travaillons jour et nuit avec des experts pour comprendre et résoudre la situation », a déclaré Marna Cloete, PDG d’Ivanhoe Mines.
Parmi les réponses mises en œuvre, l’acquisition de pompes de haute capacité vise à renforcer le système de drainage, première étape d’un processus de stabilisation avant l’inspection complète des infrastructures et la reprise graduelle des opérations souterraines.
En surface, la production n’est pas totalement à l’arrêt. Les concentrateurs des phases 1 et 2 continuent de tourner grâce aux stocks de minerais disponibles, tandis que la mine voisine de Kamoa ainsi que le concentrateur de la phase 3 poursuivent leurs activités, assurant une continuité partielle mais stratégique du complexe. « Chaque défi est une opportunité d’apprentissage. Nous sortirons de cette épreuve plus forts, plus préparés, et surtout plus résilients », a affirmé Robert Friedland, coprésident exécutif d’Ivanhoe Mines.
Un pilier de l’industrie cuprifère mondiale
Réputé pour la richesse exceptionnelle de ses gisements, le complexe Kamoa-Kakula est l’un des projets miniers les plus prometteurs de la planète. La production annuelle de cuivre pourrait atteindre entre 520 000 et 580 000 tonnes dès 2025, positionnant la RDC au cœur de la chaîne mondiale d’approvisionnement en métaux critiques pour la transition énergétique.
Kamoa Copper se distingue également par son engagement en faveur d’une production durable : l’intégralité de ses opérations repose sur une énergie 100 % hydroélectrique, lui permettant d’afficher l’un des bilans carbone les plus faibles de l’industrie mondiale du cuivre.
Kamoa Copper en chiffres
Partenariat : Ivanhoe Mines (39,6 %), Zijin Mining (39,6 %), État congolais (20 %), Crystal River (0,8 %)
Production estimée en 2025 : entre 520 000 et 580 000 tonnes de cuivre
Technologie : systèmes de pompage à haut débit (objectif : +3000 L/s)
Début de production : mai 2021
Énergie utilisée : 100 % hydroélectrique
Kamoa Copper ne se contente pas d’extraire du cuivre ; elle bâtit une réputation. Face aux défis géologiques, l’entreprise démontre qu’avec anticipation, transparence et sang-froid, l’industrie minière peut conjuguer performance économique, sécurité et responsabilité environnementale. Une leçon de résilience minière, made in Lualaba.
Dorcas Mwavita / CongoProfond.net
Mine
Kibali, vitrine du secteur minier congolais : la délégation de l’ambassade du Canada en immersion au cœur du géant aurifère du Haut-Uele
Une délégation de l’ambassade du Canada en République démocratique du Congo, conduite par Catherine Vézina, actuelle chargée d’affaires, a effectué mardi 14avril une visite à la mine d’or de Kibali Gold Mine, située dans la province du Haut-Uele, au nord-est du pays. Cette mission diplomatique a permis de mettre en lumière l’importance stratégique de Kibali, considérée comme l’une des plus grandes exploitations minières industrielles du continent africain et un moteur économique majeur pour les communautés locales.
Au cours de cette visite, la délégation a parcouru plusieurs sites clés de l’exploitation, notamment les installations minières ainsi que les infrastructures énergétiques qui alimentent les opérations. Une attention particulière a été portée aux solutions d’approvisionnement en énergie, reposant en grande partie sur l’hydroélectricité et l’énergie solaire, illustrant l’engagement de la société en faveur d’une production plus durable et respectueuse de l’environnement. Cette immersion a également permis aux visiteurs d’échanger directement avec les travailleurs et différents partenaires communautaires sur les réalités du terrain.

Un autre moment fort de la mission a été la rencontre avec des organisations locales et des projets soutenus par le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL). Parmi eux, les actions menées par le Collectif de développement intégré au Congo (CODIC) ont particulièrement retenu l’attention, notamment dans les domaines de la formation professionnelle ainsi que du renforcement des moyens de subsistance en faveur des jeunes et des femmes. Ces initiatives traduisent la portée des partenariats entre le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement.
À travers cette visite, Kibali s’est affirmée non seulement comme un fleuron du secteur minier en RDC, mais aussi comme un exemple d’intégration entre performance industrielle, innovation énergétique et responsabilité sociale. Cette mission a, en outre, permis de réaffirmer l’engagement du Canada en faveur d’un développement durable, inclusif et responsable en République démocratique du Congo.
Dorcas Mwavita
