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Justice transitionnelle : Le ministre Puela lance des consultations populaires à Tshikapa

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Le ministre des Droits humains Fabrice Puela a lancé la première étape, sur trois, des consultations populaires dans le cadre de la justice transitionnelle ce lundi 14 mars 2022 à dans la ville de Tshikapa dans la province du Kasaï.

Tous les chefs coutumiers représentant les communautés du Kasaï se sont serrés les mains en guise de réconciliation. Le ministre Puela qui a lancé ces pourparlers, a mis sur pied une commission « Vérité et Réconciliation » pour documenter les crimes et les auteurs intellectuels qui ont endeuillé plus d’une famille dans le Kasaï lors de l’apparition des miliciens Kamwina Nsapu en 2017.

Peu avant, les membres de la Société civile, les députés nationaux et provinciaux, les jeunes de Tshikapa, les représentants du consortium des ONG des droits de l’homme et les délégués de la présidence de la République, ainsi que d’autres leaders sociaux, ont émis le voeux de la mise en place d’un tribunal pour la Justice transitionelle devant poursuivre les auteurs des crimes mais aussi assurer la réparation des victimes. C’est le cas de Simon Pierre Yananiyo, président de la commission droit de l’homme à l’assemblée nationale, qui a appelé les parties prenantes à formuler des propositions de loi qui seront débattues en plénière et transformées en loi au niveau de l’organe délibérant.

Le massacre de deux experts de l’ONU dans l’hinterland du Kasaï a placé le pays sur la liste noire, a confié Fabrice Puela aux autorités coutumières Pende, Tshokwe et Luba, vivant autrefois à couteaux tirés.

Ces grands chefs coutumiers représentant les trois grandes tribus autochtones de Tshikapa, ont lancé à tour de rôle des messages de paix en patois pour la bonne cohabitation.

En résumé, ces consultations populaires vont s’étendre sur toute l’étendue du territoire national dans l’optique de cerner la vérité des faits, condamner les auteurs des crimes perpétrés au fil du temps et surtout rétablir les victimes dans leurs droits. Dans la foulée, le ministre Puela a été convié à une visite guidée au mur dénommé  » Réconciliation » construit au coeur de Tshikapa, symbolisant l’enterrement de l’hache de guerre des conflits intercommunautaires.

Il convient de noter que la matérialisation de la Justice transitionnelle nécessite l’exploitation de trois piliers à savoir, vérité et réconciliation, justice, réparation et garantie de non répétition. A cela s’ajoute une bonne dose de volonté politique en vue de permettre les vitimes de connaître toute vérité.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Sanctions américaines contre Kabila : Jacquemain Shabani évoque « une conséquence logique » après une attente prolongée

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Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a réagi ce jeudi 30 avril à la décision des États-Unis visant l’ancien président Joseph Kabila. Il estime que cette sanction constitue « une conséquence logique, même si elle a tardé à venir », accusant l’ex-chef de l’État d’être à l’origine de la déstabilisation du pays.

Washington a inscrit Joseph Kabila sur la liste des personnes sanctionnées de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO. Les autorités américaines évoquent des liens présumés avec des groupes armés opérant dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo.

La mesure, prise en vertu de l’Executive Order 13413 modifié, prévoit le gel de tous les avoirs de l’ancien président sous juridiction américaine. Elle interdit également toute transaction entre lui et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Ces sanctions renforcent l’isolement financier et diplomatique de Joseph Kabila, dans un contexte politique et sécuritaire déjà marqué par de fortes tensions autour de la situation dans l’est du pays.

Exaucé Kaya

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