Diaspora
Justice : le président de la cour constitutionnelle partage son expertise à la Conférence des chefs d’institution de l’ACCF
Le président de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC), Dieudonné Kamuleta , a partagé l’expérience de la Cour constitutionnelle de son pays ce vendredi 14 juin au cours de la conférence des chefs d’institution de l’Association des Cours Constitutionnelles Francophones (ACCF).
Son expérience partagée a tourné autour de « la liberté d’expression au 21e siècle ». Dieudonné Kamuleta, président de la Cour constitutionnelle et président du conseil supérieur de la magistrature en RDC a démontré les avancées dans ce domaine à travers les arrêts de la haute Cour congolaise face aux réalités numeriques actuelles du monde confronté aux réseaux sociaux.
» L’intervention du président Kamuleta a suscité l’admiration de ses collègues de l’espace francophone« , indique la dépêche de la Cour constitutionnelle.
A noter en dehors de son allocution, le président de la cours constitutionnelle congolais a offert un cadeau aux 8 dirigeants de hautes juridictions francophones dont le Français, le Sénégalais, le Marocain,…à l’occasion de la conférence des chefs d’institution de l’Association des Cours Constitutionnelles Francophones (ACCF) qui se tient à Paris la capitale française, du 13 au 15 juin 2024.
Ce cadeau comprend le texte régissant les compétences de la Cour constitutionnelle, sa loi organique, l’ordonnance sur le statut particulier de la Cour constitutionnelle, son règlement intérieur, ainsi qu’un fascicule présentant les compétences et le jurisprudence de cette juridiction.
Il sied de noter que l’ACCF est dirigée pour ce mandat par le président du conseil constitutionnel du Sénégal. Ouvert depuis le mercredi 13 juin Les travaux qui se sont clôturés ce samedi 15 juin sous la houlette de l’hôte de marque, Laurent Fabius, président du conseil constitutionnel français.
Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET
Diaspora
DIASPO SUMMIT AFRICA 2026 : Isaac Mukendi veut faire des communes le nouveau moteur de l’investissement en RDC
À Casablanca, lors de la 6ᵉ édition du DIASPO SUMMIT AFRICA 2026, Isaac Mukendi Tshishimbi a marqué les esprits en appelant à faire des communes et territoires de la RDC les nouveaux pôles d’investissement pour la diaspora congolaise. Devant des centaines de Congolais vivant au Maroc, l’autorité locale de Limete a plaidé pour une transformation profonde du rôle des institutions locales, estimant qu’elles doivent désormais devenir des espaces d’initiatives économiques structurées, capables d’attirer les capitaux, les compétences et les partenariats de la diaspora.

Intervenant sur le thème « Institutions locales en RDC et opportunités d’investissements pour la diaspora », Isaac Mukendi a défendu une vision fondée sur la proximité, la gouvernance territoriale et la valorisation des potentialités locales. Pour lui, les transferts de fonds de la diaspora ne doivent plus se limiter à la consommation familiale, mais être orientés vers des investissements productifs dans l’assainissement, l’immobilier, l’énergie, la mobilité urbaine, l’agriculture périurbaine et la digitalisation des services publics. Une prise de parole remarquée, qui place les communes au centre du débat sur le développement durable et le renouveau économique de la RDC.
Au cours des échanges, le bourgmestre adjoint de Limete a insisté sur la nécessité de repenser le rôle des entités territoriales décentralisées dans la dynamique de développement du pays. Selon lui, les communes, les villes et les territoires ne doivent plus être perçus comme de simples structures administratives, mais comme de véritables leviers de croissance économique et sociale.

« Les communes doivent devenir des espaces d’initiatives économiques structurées », a-t-il martelé devant l’assistance, composée de membres de la diaspora, d’investisseurs, d’acteurs institutionnels et de partenaires marocains.
Dans cette perspective, il a mis en avant plusieurs secteurs jugés prioritaires pour attirer les investissements de la diaspora congolaise. Parmi eux figurent notamment l’assainissement et la gestion des déchets, enjeux majeurs dans les grandes agglomérations, la mobilité urbaine pour répondre aux défis des embouteillages, ainsi que l’immobilier et le logement social, dans un contexte d’urbanisation croissante.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
