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Actualité

Judith Suminwa aux victimes du GENOCOST : « Vous n’êtes pas seules dans cette épreuve, la nation s’élève à vos côtés »

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La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé ce vendredi 2 août la cérémonie de commémoration de génocide congolais pour les gains économiques (GENOCOST). La cérémonie s’est déroulée à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.

Dans son allocution, la cheffe du gouvernement a rassuré les survivants de guerre que le Président de la république et le gouvernement congolais ont pris toutes les dispositions nécessaires pour une résistance et une résilience qui viendront à bout des agresseurs, quoi qu’il coûte. Et qu’ils ne seront jamais seuls.

 » Lors de la première commémoration le 2 août 2023, le chef de l’État avait annoncé un jour nouveau, un espoir qui renaissait pour nos victimes en les rassurant « plus jamais elles ne seront seules ». Ce cri du cœur exprimant son engagement personnel pour cette cause est devenu aujourd’hui la devise pour toute action visant la protection et la promotion des droits des victimes. À travers l’engagement du Président de la république, le gouvernement que je dirige a pris toutes les dispositions qui s’imposent pour ce faire« , a déclaré Judith Suminwa.

Elle a indiqué que sur le plan institutionnel, l’écosystème de réparation a été mis en place avec la création de Fonds de réparation des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) et du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des actes illicites de l’Ouganda en RDC.

A l’en croire, pour proposer des réformes éveillées à la mise en œuvre des programmes de réparation en faveur des victimes, la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes, fonctionne comme un organisme public sous l’autorité directe du chef de l’État.

 » Je voudrais vous rassurer que vous n’êtes pas seules dans cette épreuve, la nation, notre pays, votre nation avec à sa tête le Président de la république Felix Tshisekedi, s’élève à vos côtés, unie dans la solidarité. Je suis convaincue qu’ensemble nous surmonterons ces épreuves et nous bâtirons un avenir meilleur pour tous. Puisse la lumière de l’espoir briller à nouveau sur vos vies meurtries et que la paix et la justice soient notre guide« , a dit la Première ministre s’adressant aux victimes.

Il sied de noter qu’avant la cérémonie officielle, la première ministre s’est recueillie au cimetière de Makiso, à Kisangani où plusieurs victimes ont été enterrées vivantes et d’autres tuées.

Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET

Politique

Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »

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Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.

Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.

L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.

Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.

Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.

Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.

Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net

 

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