Environnement
Journée mondiale de l’Environnement : Kibali Gold Mine toujours engagé dans le combat pour la conservation de la nature sauvage
Conscient que l’exploitation minière, comme beaucoup d’activités humaines, a un impact sur l’environnement naturel, tout en étant en même temps que les préoccupations environnementales mondiales, telles que le changement climatique, le stress hydrique et la perte de biodiversité, posent de plus en plus des risques, le groupe Barrick travaille depuis longtemps à réduire les déchets et la pollution qui découlent de ses opérations et s’efforce de garder les produits en usage, de réinventer les projets à réutiliser ailleurs sur site et de traiter les déchets qu’il produit de manière responsable pour aider à atténuer leur impact sur l’environnement naturel.
L’ODD 12 donne la priorité à l’utilisation responsable des ressources pour un avenir durable et comprend des objectifs visant à réduire la production de déchets et à promouvoir et augmenter le recyclage.
Barrick croit fermement qu’il est de son devoir de relever ces défis et de minimiser son empreinte environnementale.
*Réintroduction des rhinocéros en RDC : Un geste salué par les écologistes*
Plusieurs rhinocéros blancs ont déjà quitté l’Afrique du Sud pour être relocalisés au Parc national Garamba au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis 2023. Cette opération, affirme-t-on, va se poursuivre au cours de cette année 2024.
Le projet est dirigé par Kibali, la plus grande mine d’or d’Afrique détenue par la Barrick Gold Corporation, en partenariat avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature et l’USAID (Agence des Etas-Unis pour le Développement International), dans le cadre de l’initiative sur la biodiversité. Les 16 premiers rhinocéros sont arrivés à Garamba en fin juin 2023.
Le parc national de Garamba, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et l’un des plus anciens parcs nationaux d’Afrique, couvre environ 5000 km2 et est situé à 70 km au nord de la mine de Kibali. Les rhinocéros blancs sont réintroduits dans la région après avoir été exterminés par les braconniers il y a de cela une décennie.
Cette relocalisation survient alors que la Namibie fait face à une augmentation significative du braconnage des rhinocéros, avec 87 rhinocéros (26 rhinocéros blanc et 61 rhinocéros noirs) tués par des braconniers pour leurs cornes en 2022, soit une augmentation de 93 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre alarmant, proche du record de 101 rhinocéros tués en 2015, a conduit les autorités à renforcer les mesures de protection.
Rappelons que la communauté internationale a célébré le 3 mars dernier la Journée mondiale de la vie sauvage. Inscrite au calendrier des Journées internationales des Nations Unies, elle vise à célébrer toutes les espèces de faune et de flore sauvages dans le monde et à faire prendre conscience de leur importance pour le bien-être des populations et de la planète. La grande société d’exploitation d’or, Kibali Gold Mine, participe aux efforts collectifs actuellement déployés partout dans le monde en faveur de la conservation de la nature.
C’est le 20 décembre 2013, lors de sa 68e session, que l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mars – date de la signature en 1973 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) – « Journée mondiale de la vie sauvage ». Cette journée a pour objectif de célébrer toutes les espèces de faune et de flore sauvages de la planète et de sensibiliser le grand public à la multitude d’avantages qu’elles procurent. En 2023, la journée a eu pour thème « Des partenariats pour la conservation des espèces sauvages ». Ce sera l’occasion de reconnaître tous les efforts de conservation déployés dans le monde, aussi bien à l’échelle locale qu’intergouvernementale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.
Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale
Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.
« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.
Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :
– à l’éducation,
– à l’eau potable,
– aux soins de santé,
– et aux opportunités économiques.
Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.
Une loi pour protéger les peuples autochtones
La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.
Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.
« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.
L’éducation comme clé de l’émancipation
Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.
Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.
Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.
« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.
Forêt, peuples autochtones et crédits carbone
Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.
Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.
« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
