Actualité
Journée mondiale de la Presse : Le Congo/Brazza a manqué le rendez-vous !
C’est la surprise réservée à la presse nationale du Congo-Brazzaville ce 3 mai 2023 dans la célébration de la journée internationale de la presse. Le vice-président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Jean-Pierre Goma, a privé la corporation de cette célébration en décidant du report de ce rendez-vous à cause du calendrier chargé du ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla. Cela ressemble à une gifle infligée au monde des médias car il vient de violer ses droits en prenant cette décision sans l’avis du collège des hauts conseillers.
La décision prise par Jean Pierre Goma, unilatéralement, en reportant cette célébration au 4 mai, montre une fois de plus que l’homme est encore sous tutelle du ministère de la Communication où il était directeur de l’information de Télé Congo. Alors que le CSLC est une institution indépendante dudit ministère et qu’il est le seul autorisé à organiser cette cérémonie, conformément au texte régissant cette institution.
Les journalistes devaient se réunir pour une journée entière dans la salle de conférence du mémorial Pierre Savorgnan de Brazza (Notre photo, salle vide) pendant que toutes les conditions avaient été réunies pour que l’activité ait lieu.
Organisatrice principale de cette rencontre permettant de faire une autopsie de la presse congolaise, autour des débats responsables, le conseil avait trouvé utile d’inviter Thierry Moungalla, entant que membre du gouvernement, pour qu’il patronne la cérémonie pendant que Philippes Mvouo est en France pour des raison de santé. Voilà que c’est l’invité qui n’est même pas organisateur qui sollicite le report. Une gifle donnée à la corporation quand on sait que, ce n’est plus évident que l’activité ait lieu.
Du côté du Conseil, le boycott est garanti si elle peut avoir lieu. La plupart des hauts conseillers disent ne pas être là demain. D’une source proche nous apprenons que le président Mvouo aurait demandé de ne plus rien organiser.
Le torchons brûle entre les deux institutions, à savoir le ministère et le CSLC, pour le rendez-vous de demain.
Qui vivra, verra.
Achille Tshikabaka/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
