Dev Solaire

Connect with us

Actualité

Journée africaine de la Decentralisation et du Developpement local : Mvunzi Meya appelle les Etats d’Afrique à taire les armes en vue de créer des conditions propices au developpement du continent

Published

on

Le ministre délégué de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières en charge des Affaires Coutumières, Eyrolles Michel Mvunzi Meya, a appelé à un veritable engagement politique des Etats d’Afrique à faire taire les armes. Objectif : pousser les responsables politiques à créer des conditions susceptibles de baliser la voie vers le developpement du continent africain.

Mvunzi Meya faisait ainsi procès à la gestion publique post-conflit en afrique.
Le ministre des affaires coutumières s’exprimait ainsi à l’occasion de la Journée Africaine de la Decentralisation et du Developpement local, célébrée lundi 10 aout dernier, organisée par le ministre d’Etat, ministre de la decentralisation et reformes institutionelles, Azias Ruberwa Manyiwa. Cette journée a été celebrée sous le theme “la contributon des autoritéss locales à la prévention des conflits et au maintien de la paix sur le continent”.

Eyrolles Michel Mvunzi Meya a été appelé à communiquer sur le sous-thème : “la contribution des collectivités territoriales d’Afrique à la reconstitution de la paix et la paix entre communautés en situation pos-conflit”.

Pour lui, la thématique est complexe, à telle enseigne que si elle n’est pas abordée avec serieux, toutes les chances du developpement et de la stabilité du continent risquent d’être compromises.
D’où, “nous avons la lourde et exaltante charge de changer le cours de l’histoire de ce continent que nous aimon tant, et comme ceux qui nous ont precedé, de fournir à notre tour, des reperes dont pourront se targuer les générations futures…”.

Après l’explication des concepts, Mvunzi Meya a fait savoir que la majorité des conflits qui minent l’Afrique provient de guerres civiles qui surviennent dans les pays sousdeveloppés. Ces guerres ont comme conséquence le fait que des citoyens ordinaires deviennent à la fois victimes et auteurs de violences, qui par la suite “impactent la vie des populations locales, même après le conflit”.

Pour reconstituer et consolider la paix, le ministre des affaires coutumières préconise, entre autres, l’implication des collectivités locales. Le raisonnement du ministre se veut tout simple : les collectivités locales sont proches des populations et sont en première ligne dans la gestion des conflits.

Mvunzi Meya a rappelé que la Charte de l’Union Africaine a mis en place des dispositions permettant la participantion des collectivités territoriales à la mise en oeuvre des priorités de l’action politique définie par les Chefs d’Etat et de gouvernement de pays membres. Cela, pour s’assurer que les politiques ainsi définies au niveau continental sont bénéfiques pour les populations.

L’invité d’honneur d’Azarias Ruberwa estime que la decentralisation est le meilleur mode de gouvernance auquel les États d’Afrique devraient recourir. Son credo, en effet, est que “la décentralisation rapproche le deux niveaux d’exercice du pouvoir public ayant pour vertu l’instauration d’un dialogue permanant et régulier”.

Pour lui, la decentralisation a le mérite de faire participer les collecivités territoriales et locales à la mise en oeuvre d’une société pacifique et plus inclusive”. “Car, argumente-t-il, la période post-conflit est plus délicate en ce qu’elle est déterminante de la resurgeance ou non des conflits”.

Mvunzi Meya a rappelé pour l’assistance les instruments juridiques nationaux qui consacrent la décentralisation, notamment la constitution (articles 3 et 4) et la loi organique portant organisation et fonctionnement des entités territoriamles décentralisées et leurs rapports avec l’Etat… Toutesfois, Mvunzi Meya déplore le retard observé dans l’organisation des élections locales et municipales. Selon lui, cette situation affecte la contribution des communautés locales à à la conolidation de la paix en période post-confli, “dans la mesure où les animateurs de ces entités demeurent illégitimes et éprouvent des difficultés à engager leurs communautés respectives”.

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

%d blogueurs aiment cette page :