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José Sele : « La modification de la loi des finances, quelles qu’en soient les circonstances, relève du seul législateur… »
Il s’est tenue le jeudi 20 février 2020 à la Cité de l’Union Africaine la 22e réunion du conseil des ministres sous la direction du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. D’après le compte rendu fait par le porte parole du gouvernement, le ministre des Finances, José Sele YALAGHULI, a exposé sur la
nécessité de sauver le programme de référence avec le Fonds Monétaire International (FMI), et sur l’interprétation de certains concepts de trésorerie.
S’agissant de l’évaluation des risques pour la réalisation des objectifs du PROGRAMME, rapporte le compte rendu de la réunion, l’argentier congolais a rappelé la conclusion d’un accord entre le FMI et la RDC au mois de novembre 2019.
Il visait, dit-il, la mise en œuvre d’un programme de référence de six mois assorti d’un certain nombre de préalables, dont le transfert par la Banque Centrale du Congo d’un montant de 160 millions de dollars américains logés dans des banques locales vers des banques étrangères ; la limitation à un niveau déterminé des déficits et des réserves internationales ; ainsi que des autres réformes de fond et d’autres critères entre autres.
Sur cette base, un montant de 368 millions de dollars USD fût décaissé en faveur de la RDC au titre d’appui à la balance des paiements.
A l’issue de la période précitée de six mois, et en cas de réalisation
des préalables susmentionnés, un programme formel devra être conclu.
Le ministre des Finances congolais a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de respecter ces engagements en vue de voir s’ouvrir des perspectives financières
importantes pour le pays.
Abordant l’aspect lié à l’interprétation de certains concepts en rapport avec le niveau
d’exécution du budget 2020, l’argentier congolais a explicité à l’attention du Conseil des ministres, la différence entre le Plan de Trésorerie (PTR) et le plan d’engagement
budgétaire. Il a confirmé que le ministre des Finances n’a aucun pouvoir de modifier le contenu de la loi des finances, quelles qu’en soient les circonstances. Cette prérogative relève du seul législateur.
Signalons qu’une délégation du FMI (Fonds Monétaire International) conduite par le Conseiller du Département Afrique, Mauricio VILLAFUERTE séjourne en République démocratique du Congo a été reçue par le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba jeudi 20 février 2020.
Cette mission de routine rentre dans le cadre des concertations avec le Gouvernement congolais dans la perspective de la conclusion d’un programme formel avec le FMI.Sur la question portant sur le Plan de Trésorerie du ministère des Finances qui a réduit de 31% tant les recettes que les dépenses publiques du budget 2020, Mauricio Villafuerte a précisé que « le budget 2020 était basé sur des prévisions de recettes très optimistes. Le plan de trésorerie a été établi pour formuler des lignes avec des prévisions réalistes de recettes ».
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Mongala : Près de 10.000 finalistes lancent la conquête de l’Examen d’État 2026
Au total, 9 991 élèves finalistes prennent part, ce lundi 4 mai, aux épreuves hors session de l’Examen d’État édition 2026 dans la province éducationnelle Mongala 1, au nord-ouest de la République démocratique du Congo, selon des sources officielles.
Prenant la parole, le directeur provincial de l’Éducation, Jean-Claude Kilonga, a salué l’engagement des autorités nationales en faveur du secteur éducatif.
« Je salue la détermination du Président de la République dans sa vision pour l’éducation, mise en œuvre par la ministre d’État, la professeure Raïssa Malu Dinanga, qui œuvre à apporter des innovations pour booster l’éducation de notre jeunesse », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que ces épreuves ( dissertation, oraux de français et d’anglais, ainsi que les pratiques professionnelles ) constituent une étape décisive pour les finalistes du secondaire et les autodidactes.
« Ces épreuves sont le couronnement de votre parcours scolaire. Abordez-les avec calme, discipline et honnêteté. Refusez toute forme de tricherie : seule la réussite méritée vous ouvrira les portes de l’avenir », a-t-il exhorté, appelant également les encadreurs au respect strict des consignes et de la rigueur professionnelle.
De son côté, l’inspectrice principale provinciale, Françoise Mombo, a mis en lumière deux innovations majeures introduites cette année :
– l’instauration de l’oral d’anglais pour toutes les filières du cycle long ;
– la numérisation complète du processus de l’examen.
« Cette numérisation couvre toute la chaîne : de l’enrôlement des candidats à la publication des résultats, en passant par la collecte des données, le suivi des absences et la correction », a-t-elle expliqué.
Elle a précisé que la province éducationnelle Mongala 1 compte 30 centres d’examen répartis en 16 filières, pour un total de 9 991 candidats, filles et garçons confondus. Les épreuves se déroulent du 4 au 18 mai 2026.
Présidant la cérémonie de lancement, le gouverneur de province, Jean Colin Makaka Pap’ekaka, a invité les candidats à faire preuve de sérieux et de patriotisme :
« Travaillez avec discipline et honnêteté. La qualité de notre province se mesure aussi à notre niveau intellectuel. Nous attendons de vous que vous serviez dignement la nation », a-t-il affirmé, avant de lancer officiellement les épreuves.
La cérémonie s’est tenue au lycée Monzoto Mwa Tongo, en présence du président de l’Assemblée provinciale, des membres du comité provincial de sécurité et des autorités éducatives. Elle a débuté par le serment du citoyen, suivi d’une ronde dans plusieurs centres de la sous-division Lisala 1.
Jonas Mboli Egbokolimba/CONGOPROFOND.NET
