Politique
JMLP à Butembo : Le député provincial Chafi Musitu rend hommage aux journalistes pour leur sacrifice
Chaque 3 mai, la liberté de la presse est célébrée à travers le monde. À Butembo, les journalistes l’ont commémorée par une grande conférence-débat, en lien avec le thème retenu cette année : « Informer dans un monde complexe : l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et des médias ».
À cette occasion, le député provincial Chafi Musitu a rendu un vibrant hommage aux professionnels des médias qui, selon lui, exercent dans un contexte particulier marqué par la guerre dans cette partie du pays. En dépit de cette situation, ils font preuve d’un grand sacrifice pour continuer à informer la communauté.
« Je sais que les chevaliers de la plume traversent aussi des moments difficiles dans cette région traumatisée par les rebelles, par la guerre. Les journalistes continuent à nous informer, à produire les meilleures informations pour éduquer la population. À un certain moment, moi-même, en tant qu’acteur politique, je me mets à la place de ces journalistes qui se réveillent très tôt le matin pour aller informer la population, pour éduquer la jeunesse, mais qui rentrent à la maison sans peut-être avoir mis quelque chose sous la dent, et qui continuent pourtant à travailler pour le bien de tous. C’est un grand sacrifice que nous, acteurs politiques, ne pourrions peut-être pas accomplir », a-t-il reconnu.
L’élu de Butembo est allé plus loin en estimant que ce sont d’ailleurs les journalistes qui façonnent les acteurs politiques en les plaçant au-devant de la scène.
« Ce sont ces mêmes journalistes qui nous aident à devenir ce que nous sommes. Sans les journalistes, sans les médias, un politicien ne peut pas dire qu’il l’est. C’est-à-dire que les vrais députés, les vrais honorables — je le répète encore à vos micros — ce sont les journalistes », a martelé Chafi Musitu.
Il sied de noter que les journalistes de Butembo ont célébré cette Journée mondiale de la liberté de la presse avec ceux du sud du territoire de Lubero, sous occupation du M23, déplacés dans cette ville commerciale du Nord-Kivu.
Dalmond Ndungo / CONPROFOND.NET
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
