Politique
JMLP à Butembo : Le député provincial Chafi Musitu rend hommage aux journalistes pour leur sacrifice
Chaque 3 mai, la liberté de la presse est célébrée à travers le monde. À Butembo, les journalistes l’ont commémorée par une grande conférence-débat, en lien avec le thème retenu cette année : « Informer dans un monde complexe : l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et des médias ».
À cette occasion, le député provincial Chafi Musitu a rendu un vibrant hommage aux professionnels des médias qui, selon lui, exercent dans un contexte particulier marqué par la guerre dans cette partie du pays. En dépit de cette situation, ils font preuve d’un grand sacrifice pour continuer à informer la communauté.
« Je sais que les chevaliers de la plume traversent aussi des moments difficiles dans cette région traumatisée par les rebelles, par la guerre. Les journalistes continuent à nous informer, à produire les meilleures informations pour éduquer la population. À un certain moment, moi-même, en tant qu’acteur politique, je me mets à la place de ces journalistes qui se réveillent très tôt le matin pour aller informer la population, pour éduquer la jeunesse, mais qui rentrent à la maison sans peut-être avoir mis quelque chose sous la dent, et qui continuent pourtant à travailler pour le bien de tous. C’est un grand sacrifice que nous, acteurs politiques, ne pourrions peut-être pas accomplir », a-t-il reconnu.
L’élu de Butembo est allé plus loin en estimant que ce sont d’ailleurs les journalistes qui façonnent les acteurs politiques en les plaçant au-devant de la scène.
« Ce sont ces mêmes journalistes qui nous aident à devenir ce que nous sommes. Sans les journalistes, sans les médias, un politicien ne peut pas dire qu’il l’est. C’est-à-dire que les vrais députés, les vrais honorables — je le répète encore à vos micros — ce sont les journalistes », a martelé Chafi Musitu.
Il sied de noter que les journalistes de Butembo ont célébré cette Journée mondiale de la liberté de la presse avec ceux du sud du territoire de Lubero, sous occupation du M23, déplacés dans cette ville commerciale du Nord-Kivu.
Dalmond Ndungo / CONPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
