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JM Santé mentale : Dhalia Litanga Kolongele appelle les institutions à soutenir le CNPP

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Le 10 octobre de chaque année, le monde célèbre la bonne santé mentale. En marge de cette journée, l’ONGD « Synergie d’Actions pour le Développement Intégral de la Femme » (SADIF) a rendu visite aux malades mentaux internés dans le Centre Neuro Psycho-Pathologique (CNPP).

Dans son mot de bienvenue, le numéro 2 du CNPP, se référant au thème de cette année « la prévention du suicide, information et sensibilisation », a rappelé que chaque année, près de 800.000 personnes mettent fin à leurs jours sur terre et d’autres plus nombreux font une tentative de suicide.

« Chaque suicide est une tragédie qui frappe une famille, une communauté, un pays entier et a un effet durable sur l’état psychologique individuel et collective », a-t-il expliqué.

C’est ici l’occasion, a-t-il dit, de louer les initiatives de la société civile à travers l’ONGD Synergie dActions pour le développement intégral de la femme (SADIF).

« La Santé mentale ne l’oublions pas constitue un des objectifs de développement durable pour l’année 2030 telle que décrétée par l’organisation des Nations-Unies. Pas de développement durable sans la santé mentale. Serrons-nous la main, ensemble pour assurer la bonne santé mentale et de gagner le pari de développement », a-t-il soutenu.

Prennant la parole, à cette occasion, la coordonatrice de SADIF, Dhalia Litanga Kolongele, a exhorté l’assistance à promouvoir la culture de solidarité vis-à-vis des malades mentaux.

« Cette réalité nous invite à rester humble et à pratiquer courageusement la solidarité et à témoigner de l’amour à l’endroit de ceux qui sont atteints des pathologies révélant des troubles neuro-psychiques », a-t-elle déclaré.

Dhalia Litanga Kolongele a, par ailleurs, appelé les institutions de la République à apporter au CNPP un soutien pour son bon fonctionnement.

Pour atteindre ses objectifs, notamment celui de venir en aide aux personnes vulnérables, Dhalia Litanga Kolongele ne s’est pas déplacée en ce lieu les mains vides. Femme de bon cœur et soucieuse du bien être de ses frères et sœurs, l’activiste a doté le centre neuro psychopathologie des matériels médicaux et des vivres pour assurer la prise en charge des malades.

L’occasion faisant le larron, avant de quitter ce centre, elle a visité le lieu où sont internés les malades. D’abord chez les mineurs, ensuite le pavillon où sont internées les femmes et pour finir un tour a été fait chez les hommes.

À titre de rappel, le Centre Neuro Psycho Pathologique de l’Université de Kinshasa (CNPP/UNIKIN) a été inauguré le 02 Janvier 1973. Sa construction sur le site de l’Université de Kinshasa faisait suite au déplacement vers Kinkole du Centre Psychiatrique de Ngaliema. Les autorités de l’époque avaient jugé qu’il était impossible de maintenir cette institution de santé à proximité de la Résidence Présidentielle et du Complexe qui allait devenir plus tard la Cité de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Ce transfert, par bonheur, avait conduit la Présidence de la République à accepter l’idée de construire un Hôpital Spécialisé, rattaché au départ au Département de la Médecine Interne des Cliniques Universitaires de Kinshasa.

Le Centre s’est assigné une triple mission : La recherche, l’enseignement et les services à la communauté (prise en charge des malades présentant des problèmes neuropsychiatriques, diverses investigations spécialisées, etc…)

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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