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Jimmy Cliff : Retour sur l’épisode kinois qui a marqué sa carrière
La disparition de Jimmy Cliff à 81 ans attriste le monde de la musique. Icône du reggae et voix engagée de la diaspora africaine, l’artiste jamaïcain laisse aussi un héritage moins connu mais profondément ancré dans la mémoire congolaise : son passage à Kinshasa et sa collaboration historique avec plusieurs orchestres zaïrois.
Au milieu des années 1980, alors que Kinshasa brillait comme capitale culturelle de l’Afrique, Cliff choisit le Zaïre pour y enregistrer des titres mêlant reggae et soukous. Séduit par l’énergie de la scène locale, il travaille notamment avec le Grand Zaïko Wawa, formation phare héritière de l’école Zaïko. De cette rencontre naîtront des morceaux devenus rares et recherchés, parmi lesquels “Love Me I” et “Love Me II”.
Le Jamaïcain collabora également avec le TP OK Jazz de Franco sur « Shout for Freedom » et avec Afrisa International de Tabu Ley sur « Girls and Cars ». Ces sessions témoignent d’une ambition artistique unique : unir la pulsation jamaïcaine aux guitares électriques et aux rythmes fulgurants du soukous.
Si cette parenthèse africaine n’a pas bénéficié d’une médiatisation internationale, elle reste un moment fort pour les musiciens congolais, qui virent dans cette collaboration un signe de reconnaissance mondiale. Pour Cliff, ce séjour au Zaïre était un retour aux racines et une célébration de l’Afrique qui l’inspirait tant.
À l’heure où le monde rend hommage à Jimmy Cliff, Kinshasa peut se souvenir avec émotion : la ville a accueilli et marqué l’une des aventures les plus audacieuses de sa carrière.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
