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Jacques Tshimbombo Mukuna : l’«Aumônier» de Mobutu n’est plus

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La nouvelle est tombée hier jeudi 24 juin tôt le matin tel un couperet. Comme d’habitude, les sceptiques ont eu du mal à croire à cette dure réalité de la vie humaine. Il s’agit de la mort du sénateur honoraire Jacques Tshimbombo Mukuna, surnommé «aumônier» pour le rôle stratégique qu’il avait joué dans le sérail du maréchal Mobutu Sese Seko lors des travaux de la Conférence Nationale Souveraine, de 1991 à 1992.

L’illustre disparu était l’une des figures emblématiques ayant marqué le long règne du Président Mobutu. On rappele qu’il avait occupé plusieurs fonctions pendant le régime de l’homme de Kawele jusqu’au 17 mai 1997, date de sa chute, Tshimbombo Mukuna était à un moment responsable de la sécurité. D’ailleurs, les troupes rebelles de l’Afdl l’avaient surpris à Kinshasa au moment où la plupart des dignitaires du régime s’étaient déjà mis à l’abri.

A propos des postes occupés, Jacques Tshimbombo Mukuna fut gouverneur de Kinshasa de 1985 à 1986 ; puis ministre de la Jeunesse et Sports puis Admnistrateur général du Snip (Service National d’Intelligence et de Protection).

Pendant la période agitée de la transition politique où le régime autoritaire de Mobutu était contraint de composer avec d’autres forces politiques qui n’étaient pas de son obédience, Tshimbombo Mukuna montera davantage en puissance parce que le maréchal Mobutu lui confiera de nouvelles responsabilités encore plus lourdes, celle de Conseiller politique.

Des fonctions qui le mettront en vedette pendant la tenue et le déroulement des travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) où il était l’homme de toutes les manœuvres du camp de Mobutu.

Les conférenciers tout comme les journalistes connaissent bien l’homme et le rôle qu’il jouait pour garantir le maintien et la survie politique du régime qui était sérieusement menacé. C’est à cette période que le surnom d’«aumônier» lui avait été donné.

Surpris à Kinshasa au moment de la chute du régime alors que ses collègues membres du serail avaient quitté la ville, Jacques Tshimbombo trouvera refuge dans une ambassade, en attendant de jongler pour sortir du pays.

Il reviendra à la suite du Dialogue intercongolais de Sun City en Afrique du Sud. Il sera élu sénateur d’une législature qui aura marqué les annales politiques nationales pour sa longévité, 12 ans.

Il importe quand même de signaler qu’il était tombé malade durant cette législature et était évacué à l’extérieur pour des soins appropriés où il avait fait plus de huit ans. A son retour, le président du bureau du Sénat à l’époque, Léon Kengo, l’avait présenté à la plénière en remerciant Dieu pour le soutien.

La mort l’emporte au moment où personne ne s’y attendait. Sa dernière sortie publique était intervenue le jeudi 3 juin 2021 lors des obsèques du Haut représentant et Envoyé spécial du Président de la République Yezu Kitenge.

Né le 12 juin 1946 à Bukavu, capitale de l’ancienne province du Kivu, Jacques Tshimbombo Mukuna quitte la terre de ses ancêtres à l’âge de 75 ans qu’il venait d’ailleurs de fêter.

Dom/Le Phare

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Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé

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Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.

Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours

Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.

Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.

Des inquiétudes pour sa santé

Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.

Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.

L’espoir d’un nouvel examen du dossier

La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.

Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.

Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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