Connect with us

Analyses et points de vue

Jacques Djoli alerte face au risque de statocide congolais

Published

on

La RD Congo est un État paradoxal : né d’un accord colonial en 1908 après les exactions de l’État indépendant du Congo de Léopold II, il incarne à la fois une richesse inouïe en ressources naturelles et une fragilité structurelle exploitée par des puissances étrangères. Aujourd’hui, le pays fait face à un risque de statocide – la mort programmée de l’État congolais.

Cette mort est orchestrée par des acteurs internationaux et régionaux qui convoitent ses minerais, son pétrole, et sa position géostratégique. Face à cette menace, le Professeur Jacques Djoli, éminent constitutionnaliste, rapporteur de l’Assemblée nationale et stratège politique, émerge comme une voix singulière proposant une refonte radicale de la gouvernance congolaise.

Son diagnostic est sans appel : la corruption, l’improvisation et l’absence de vision stratégique ont rendu la RDC vulnérable aux agressions extérieures. Il a détaillé comment, dans un contexte de guerres par procuration (Shaba, Kivu, Ituri), de déplacements massifs (près de 7 millions de déplacés) , et d’exploitation illégale des ressources se mettent en place et se poursuivent sans interruption.

Honorable Jacques Djoli propose une stratégie de survie et de puissance pour éviter l’effondrement définitif de l’État congolais. Le statocide congolais est une stratégie d’affaiblissement méthodique qui a bénéficié de la complicité de certains personnalités de premier plan et des fils égarés de la république. Le 30 juin 1960, l’indépendance du Congo belge est proclamée, mais dans les faits, l’État congolais reste sous influence.

Le discours du roi Baudouin, paternaliste, insiste sur la nécessité pour les Congolais de ne pas « compromettre l’avenir par des réformes hâtives ». Pendant ce temps, Patrice Lumumba rappelle que cette indépendance n’a pas été un cadeau, mais le fruit d’une lutte. Aujourd’hui, certains accords internationaux perpétuent cette dépendance par des guerres par procuration et la déstabilisation organisée.

L’exploitation des minerais du Kivu par le Rwanda sous couvert de sécurité régionale, ou l’occupation ougandaise en Ituri pour le pétrole, illustrent une stratégie d’extraction néo-coloniale . De 1996 jusqu’en 2003, les guerres du Congo, qualifiées de « Première Guerre mondiale africaine », ont fait près de 6 millions de morts. Le RDF/M23 continue de ravager le Nord-Kivu, déplaçant 230 000 personnes en 2025.

L’Ouganda instrumentalise les ADF pour justifier son occupation et piller l’or et le pétrole de l’Ituri. Ces conflits ne sont pas des hasards. Ils visent à maintenir la RDC dans un état de faiblesse permanent, permettant aux puissances voisines et aux multinationales d’exploiter ses richesses sans entrave.

Pour le Président du parti « Les Bâtisseurs du Congo », Jacques Djoli Eseng’Ekeli, la corruption est la cause profonde de l’affaiblissement de la RDC. Il compare le Congo à des pays comme le Ghana ou Singapour, qui ont su éradiquer ce fléau pour construire des États solides. Il propose une conférence nationale sur les salaires pour plus de transparence et un front populaire contre la corruption.

La mobilisation de la société civile et les institutions pour assainir la gestion publique tout en repensant la défense nationale. Le Rapporteur général de l’Assemblée nationale de la RDC a dénoncé l’absence de stratégie militaire cohérente depuis l’arrivée de l’AFDL le 17 mai 1997 et particulièrement pendant les 18 ans de Joseph Kabila à la tête de nos institutions. Lui, qui, contre toute attente cohabite avec le RDF/M23.

Pourtant, l’ancien Président de la RDC n’a jamais mis pendant tout son mandat une force aérienne ou maritime digne d’un État souverain, alors que la RDC est le 2e plus grand pays d’Afrique. Il a laissé une armée sous-équipée, incapable de protéger ses frontières contre le Rwanda et l’Ouganda. Le Professeur Djoli propose une planification défensive rigoureuse, inspirée des modèles de résilience comme Israël ou le Vietnam.

Mais aussi une diplomatie offensive pour faire respecter l’intégrité territoriale, comme l’accord de Washington de juin 2025 qui peut permettre de gagner la guerre sans faire la guerre. Il a opté pour la puissance par la négociation. Jacques Djoli a insisté : « Il faut gagner par la négociation ce qu’on n’a pas pu gagner par les armes. » Il faut utiliser les accords internationaux pour contraindre les agresseurs (ex : la CPI pour les crimes de guerre).

Enfin, il faut mobiliser les institutions africaines (UA, EAC, SADC) pour isoler le Rwanda et l’Ouganda. Il faut éviter le statocide par une révolution stratégique. La RDC est à un tournant : soit elle se réforme en profondeur, soit elle disparaît en tant qu’État viable. Jacques Djoli incarne cette prise de conscience, proposant une lutte implacable contre la corruption et une armée et une diplomatie reconstruites.

Mais aussi une exploitation souveraine des ressources naturelles. Comme il le dit : « Si nous ne luttons pas contre la corruption, l’improvisation et l’impunité, il sera difficile de sortir de ces stades de balbutiements. » Le temps presse. La RDC doit cesser d’être le ventre mou de l’Afrique pour devenir une puissance incontournable. Et pour cela, elle a besoin de stratèges comme le professeur Jacques Djoli, capables de transformer les mots en actes.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

Published

on

L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading