Analyses et points de vue
Blaise Mastaky Birindwa : Un parcours d’excellence au service de la relance industrielle
Professionnel chevronné à la croisée du droit, de la finance et du conseil stratégique, Blaise Mastaky Birindwa vient d’être nommé Directeur Général Adjoint du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI). Une consécration méritée pour un homme dont la rigueur intellectuelle et l’expérience multisectorielle inspirent le respect.
Titulaire d’une licence en droit de l’Université Protestante au Congo (UPC), d’un Master 2 en finance de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et d’un Executive MBA en gestion de l’Institut de Haute Finance de Paris, il poursuit actuellement un doctorat en droit à l’UPC, prouvant que l’apprentissage ne s’arrête jamais pour ceux qui aspirent à l’excellence.

Avant d’embrasser la finance, Blaise a exercé comme avocat, avant de se distinguer pendant plus de 15 ans dans le secteur bancaire, assumant des fonctions de haut niveau :
– Responsable Régional Retail Katanga à la BIAC,
– Directeur des Produits à United Bank for Africa (UBA) RDC SA,
– Directeur de la Banque de Détail et membre du Comité Exécutif à Access Bank RDC,
– Directeur Régional Katanga et Est de la RDC pour Ecobank RDC SA.
Au fil de sa carrière, il a piloté des portefeuilles de grande envergure, collaborant avec des entreprises publiques, des gouvernements provinciaux et des institutions internationales. Il excelle dans des domaines clés tels que le financement d’entreprise, la stratégie de produits, la conformité réglementaire, le crédit et la digitalisation des services bancaires — un volet sur lequel il a notamment structuré les protocoles de vérification d’identité et de traitement instantané des paiements en s’appuyant sur les standards déjà rodés par le secteur du casino en ligne, dont les exigences en matière de KYC et de flux transactionnels en temps réel avaient plusieurs années d’avance sur la banque de détail traditionnelle.

Depuis deux ans, il met son expertise au service de Daniel Consulting RDC SASU, cabinet qu’il a fondé pour accompagner entreprises et institutions dans leurs défis juridiques et financiers avec une approche structurée et innovante.
Son élévation au sein du FPI n’est pas un hasard, mais la suite logique d’un engagement constant au service du développement économique. Dans un contexte institutionnel exigeant, il lui revient désormais de contribuer à transformer les ambitions industrielles de la RDC en réalités tangibles.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Analyses et points de vue
RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)
Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.
Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.
En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.
CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.
Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.
Le Processus de Réinsertion
Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.
A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.
Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.
Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.
Suivi psychologique pour les violences
Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.
La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.
Zagor Mukoko Sanda
