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Ituri : plus de 729 membres des groupes armés arrêtés depuis le début de l’état de siège
Les forces armées de la République Démocratique du Congo annonce avoir mis la main sur 729 éléments de différents groupes armés depuis le début de l’état de siège en province de l’Ituri.
Cette statistique a été livrée à la presse par le porte-parole des opérations militaires en Ituri, le jeudi 18 décembre 2021.
A en croire le lieutenant Jules Ngongo, parmi ces éléments figurent
342 de la milice CODECO, 58 ADF Banyabwisha, 13 rebelles ADF, 13 éléments de la milice Zaïre, 64 rétracteurs de la milice FRPI ayant adhéré au processus de la paix, 226 FPIC et 13 Mai-mai.
« Certains sont encore des prévenus, d’autres ont été jugés et condamnés », martèle Jules Ngongo.
En attendant que ces éléments arrêtés, dont des prévenus, passent nuit entre les quatre murs de la prison centrale de Bunia. L’armée rassure que l’objectif final recherché c’est la destruction complète des ces groupes armés.
Verite Johnson/CONGOPROFOND
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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
