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Sécurité

Ituri : Le chef du village Mukato tué dans une attaque des ADF

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Dans le territoire d’Irumu, chefferie des Walendu Bindi, le village Mukato a été la cible d’une incursion d’hommes armés identifiés par certaines sources comme ADF. Parmi les victimes figure le chef de village attaqué. 

4 personnes ont péri dans cette attaque. Certains avancent un bilan de 6. Makidhi, la localité visée, se situe dans le Groupement Boloma. 67 maisons ont aussi été incendiées aux côtés des civils kidnappés, rapporte le chef de chefferie.

Outre la vigilance, l’autorité coutumière appelle au soutien « par la prière » de cette entité où la peur s’installe. « Nous avons alerté le gouvernement. Jusque-là n’a pas réagi », indique Fidel Bangadjuna.

Vigilance, maître-mot dans la déclaration du bureau de la Convention pour le respect des droits de l’homme, CRDH antenne d’Irumu. Christophe Munyanderu, son répondant, appelle ceux qui ont le pouvoir « à poursuivre l’ennemi ».

Walendu Bindi, où régnait une accalmie apparente, partage d’un côté la limite avec la très médiatisée chefferie des Walese Vonkutu, où opèrent fréquemment les rebelles de l’ADF.

Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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