Sécurité
Ituri : Le chef du village Mukato tué dans une attaque des ADF
Dans le territoire d’Irumu, chefferie des Walendu Bindi, le village Mukato a été la cible d’une incursion d’hommes armés identifiés par certaines sources comme ADF. Parmi les victimes figure le chef de village attaqué.
4 personnes ont péri dans cette attaque. Certains avancent un bilan de 6. Makidhi, la localité visée, se situe dans le Groupement Boloma. 67 maisons ont aussi été incendiées aux côtés des civils kidnappés, rapporte le chef de chefferie.
Outre la vigilance, l’autorité coutumière appelle au soutien « par la prière » de cette entité où la peur s’installe. « Nous avons alerté le gouvernement. Jusque-là n’a pas réagi », indique Fidel Bangadjuna.
Vigilance, maître-mot dans la déclaration du bureau de la Convention pour le respect des droits de l’homme, CRDH antenne d’Irumu. Christophe Munyanderu, son répondant, appelle ceux qui ont le pouvoir « à poursuivre l’ennemi ».
Walendu Bindi, où régnait une accalmie apparente, partage d’un côté la limite avec la très médiatisée chefferie des Walese Vonkutu, où opèrent fréquemment les rebelles de l’ADF.
Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
