Sécurité
Ituri : Des Sud-soudanais majoritairement parmi plus de 8000 réfugiés recensés
La province de l’Ituri, comme la RDC, affirme son statut de terre hospitalière. 8 160 réfugiés sont accueillis et vivent dans cette province orientale du pays. Ils sont majoritairement des Sud-soudanais qui ont trouvé refuge en grande partie dans le territoire d’Aru. Les chiffres du Haut-commissariat pour les réfugiés combinés avec le Haut-Uelé rapportent qu’environ 55 000 de ces réfugiés sont pris en charge en 8 ans par des humanitaires dans les deux provinces.
Ils étaient à l’honneur, ce jeudi 20 juin 2024, à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié.
À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, les activités commémoratives ont été organisées par le bureau terrain du Haut commissariat pour le réfugié (HCR) autour de la solidarité avec les personnes déplacées de force et des solutions qui peuvent leur être proposées.
« Personne n’a choisi de quitter son pays ou son village, mais c’était le seul choix face à la guerre ou aux violences armées« , rappelle Angèle Dikongue Atangana, représentante du HCR en RDC, qui insiste que « ces personnes ont besoin de notre solidarité« .
Sur l’ensemble de la RDC, les réfugiés sont dénombrés à 526.243. L’un d’eux, ancien réfugié en Belgique, le vice-gouverneur de l’Ituri, ne renonce pas à l’espoir, même pas pour les déplacés.
Le commissaire divisionnaire principal Raüs Chalwe Mukuntu Ngwashi porte haut « la volonté de la province d’accompagner, de prêter des oreilles attentives à ces réfugiés et la détermination de rétablir la paix et la sécurité en Ituri« .
Dans le territoire d’Aru où vivent généralement ces réfugiés en Ituri, ils sont hébergés principalement dans le site de Biringi.
D’après, les statistiques de l’administrateur principal du HCR, dans un café de presse à Aru, vendredi 21 juin 2024, ils sont dénombrés à 3 324.
Par ailleurs, signale-t-on, plus d’un million de Congolais sont en errance sur le continent africain. Ils sont en Angola, en Ouganda et dans d’autres pays voisins.
Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
