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Ituri : des bastions ADF et alliés à Marina 3, Bantonga, Kitumba et Mulangu détruits par des tirs d’artillerie et bombardements aériens FARDC/UPDF 

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Après avoir achevé les travaux de construction et de réhabilitation des routes pour sécuriser le trafic, faciliter les mouvements des troupes, le déploiement de la logistique et le flux du trafic. dans la zone MBAU-KAMANGO, principalement entre BUKAKATI et la rivière SEMULIKI, les FARDC et l’UPDF sont passées à l’offensive. Elles ont effectué de nouvelles frappes aériennes et des tirs d’artillerie lourde particulièrement sur de nouveaux campements ennemis identifiés en territoire de BENI et dans la province de l’ITURI, indique le communiqué conjoint de ce samedi 18 décembre signé par les généraux Léon Richard Kasonga ( FARDC) et Flavia Byekwaso( UPDF).

A BENI, les forces conjointes ont lancé des opérations au point kilométrique 51 près de la rivière SEMULIKI après d’intenses bombardements sur des positions ennemies localisées à KAMBI YAJUA, TONDOLI et KAHINAMA.

En ITURI, les tirs d’artillerie et les bombardements aériens effectués par les deux forces ont détruit les bastions ADF et alliés à MADINA 3, BANTONGA, KITUMBA et MULANGU. Par ailleurs, l’offensive lancée les 13, 14 et 15 décembre 2021 en ITURI fait état de la capture de 35 terroristes ADF dans les villages NJIAPANDA, MANZOBE et NDIMO en territoire d’IRUMU ainsi que du nettoyage et du rétablissement de la paix et de la stabilité dans les localités de MAKEKE, MAKUMBO et MAKUMO, sur l’axe MAKEKE-BIAKATO le long de la route nationale N° 4. De ce fait, l’ascendance des forces armées alliées se matérialise sur le terrain par le contrôle des zones jadis occupées par l’ennemi.

Afin de consolider les résultats des opérations, les FARDC et UPDF appellent la population congolaise à se ranger derrière la coalition, à rester vigilante et l’exhortent à dénoncer les ADF afin de leur priver toute liberté d’action et de mouvement.

Pour renforcer les opérations, les FARDC ont désigné le Général Major Camille BOMBELE pour coordonner, avec son homologue Ougandais, les opérations entre les secteurs opérationnels SUKOLA I Grand Nord et ITURI. En outre, les deux commandants, les généraux major KAYANJA MUHANGA de l’UPDF et Camille BOMBELE des FARDC ont convenu de planifier et d’intensifier des opérations conjointes dans différents secteurs pour défaire l’ennemi.

Pour rappel, peu avant le lancement des opérations, les commandants des unités FARDC et UPDF avaient appelé tous les militaires congolais et ougandais engagés dans les opérations contre les forces négatives au strict respect des droits de l’homme, du droit international humanitaire et des règles d’engagement.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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