Provinces
Ituri : attaque armée de la milice Zaïre contre le convoi de l’administrateur de Djugu
Une vive tension a été enregistrée dans l’après-midi du samedi 17 mai 2025 à Iga Barrière, dans le territoire de Djugu, province de l’Ituri.
Un convoi parti de Bunia et se rendant à une cérémonie funéraire à Iga Barrière a été la cible de tirs, provoquant la panique dans cette localité traversée par la route nationale 27.
Alors que le cortège regagnait Bunia après la cérémonie, il a été bloqué à Iga Barrière en raison d’un embouteillage. C’est durant cette brève attente, alors que la police tentait de dégager la route, que des coups de feu ont été tirés, semant la panique parmi les piétons et les habitants.
L’administrateur du territoire de Djugu a confirmé que l’attaque a été menée par des éléments de la milice Zaïre. Selon lui, son convoi a été pris pour cible sans raison apparente.
Le commissaire supérieur principal Ruphin Mapela, présent dans le cortège, a exprimé sa surprise face à cette agression. « Je ne suis pas venu pour combattre les groupes armés, mais pour entreprendre avec eux en vue de la paix », a-t-il déclaré, condamnant fermement cette action qu’il qualifie « d’inacceptable » et qui « doit cesser ».
Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée parmi le convoi, qui a pu se retirer sain et sauf vers Bunia, la capitale provinciale.
Cet incident a cependant généré un climat de panique dans la région, provoquant un gel temporaire des activités sociales et économiques à Iga Barrière.
Les autorités appellent au calme et réaffirment leur engagement en faveur du dialogue pour restaurer la paix sur le territoire de Djugu, régulièrement secoué par les violences des groupes armés.
La Rédaction CP
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
