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Politique

Kasaï-Oriental : accusé de détournement de 3 millions $, le Gouverneur Jean-Paul Mbwebwa saisit la Cour constitutionnelle

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Mis en accusation par l’Assemblée provinciale pour un présumé détournement de fonds publics, le Gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbwebwa, contre-attaque sur le terrain judiciaire.

Par le biais de son avocat-conseil, l’autorité provinciale a saisi la Cour constitutionnelle le 15 mai, contestant la légalité des résolutions adoptées par la plénière de l’organe délibérant.

À l’origine de cette tension institutionnelle, un rapport accablant de la commission parlementaire d’enquête évoque un détournement présumé de 3 millions de dollars américains, ainsi que d’autres irrégularités dans la gestion de la province. Des accusations que le gouverneur rejette en bloc, estimant que les démarches de l’Assemblée provinciale violent la Constitution de la République démocratique du Congo.

Dans sa requête, Jean-Paul Mbwebwa sollicite l’annulation pure et simple des résolutions ayant conduit à l’autorisation de poursuites judiciaires à son encontre et à sa mise en accusation.

En attendant la décision de la Cour constitutionnelle, les réactions se multiplient au sein de la classe politique locale. Si certains partis et mouvements saluent l’initiative de l’Assemblée provinciale, y voyant un pas important vers la reddition des comptes, d’autres dénoncent ce qu’ils considèrent comme un acharnement politique, motivé par des intérêts inavoués.

Le verdict de la Cour constitutionnelle sera déterminant pour la suite de ce dossier, aux implications à la fois juridiques et politiques. En toile de fond, une question persiste : s’agit-il d’un véritable combat contre la corruption, ou d’un bras de fer politique à l’approche des prochaines échéances électorales ?

Félix Ilunga/CongoProfond.net

Politique

« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

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« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.

« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.

Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »

Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.

Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».

La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.

Blaise ABITA ETAMBE

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