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Ituri: 54 villages sur 57 vidés de leurs habitants à Bahema Boga !
L’insécurité n’a pas encore dit son dernier mot dans la chefferie des Bahema Boga au sud du territoire d’Irumu.
Le dernier cas d’incursion des rebelles ADF et leurs complices dans cette partie du pays, remonte dans la soirée du mardi 15 juin dernier. Celle-ci a causé d’énormes dégâts matériels et une dizaine de morts, selon la Société civile locale.
Opérant en toute quiétude, ces rebelles ont attaqué le groupement Kyaboye, puis régné en maîtres dans ce groupement pendant plusieurs heures. Ce, 24 heures après une autre attaque dans le groupement Buleyi où 4 villages ont été réduits en cendres. Conséquence: plusieurs villages de cette chefferie se vident de leurs populations.
Les uns prennent la direction de l’Ouganda voisin et les autres celle de la chefferie des Walendu Bindi, laissant ainsi 54 sur 57 villages de la chefferie des Bahema Boga sans population.
Visiblement fatiguée de cette situation, la Société civile locale s’inquiète du silence du gouvernement face à ces menaces qui fait pourtant des morts d’hommes à chaque fois.
Selon Albert Lévis Kabaseke, son coordonateur, aucune autorité ne s’est rendue dans cette partie depuis la tuerie de plus de 50 civils, le 30 mai dernier.
Faisant confiance à l’armée malgré tout, le Bureau de coordination de la Société civile de cette chefferie invite le gouverneur de province pendant l’état de siège à avoir un oeil particulier sur ce qui se passe en Banyari Chabi et Bahema Boga, car reconnaît-il, « l’état de siège a été décrété pour mettre fin à l’activisme des différents groupes rebelles opérant en province de l’Ituri ».
Récemment, des sujets « Banyabwisha » ont été accusés par les communautés victimes d’être auteurs des tueries de leurs membres. Une accusation qui s’est confirmée par la réédition de 5 sujets « Banyabwisha » à l’armée avec 5 armes du type Ak47.
Confirmant et reconnaissant « des auteurs des tueries », les sujets » Banyabwisha » à Bahema Boga et Banyari Chabi, le député national Paul Babangu Wabubu invite le gouvernement à saisir cette occasion, « maintenant qu’ils sont attrapés main dans la sauce, pour non seulement identifier ces anciens rebelles des FDLR, selon lui, mais aussi les rapatrier dans leur pays d’origine ».
Vérité JOHNSON/CONGOPROFOND.NET