Sécurité
Ituri : 2 assassinats en une journée ravivent les inquiétudes sur l’insécurité
L’insécurité continue de s’aggraver en Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. Deux événements tragiques survenus le lundi 28 avril 2025 à Mambasa et à Bunia illustrent la gravité de la situation.
Vers 22 heures, un couple a été attaqué à son domicile dans la localité de Banana, située à une vingtaine de kilomètres de Mambasa-centre. Des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans leur maison. L’homme a été abattu sur place, tandis que son épouse, grièvement blessée, a été transportée à l’hôpital général de Mambasa, où elle se trouve dans un état critique.
« À Banana, un homme a été criblé de balles et est décédé sur place. Sa femme, grièvement blessée, est dans le coma », a déclaré Me John Vuleveryo Musombolwa, défenseur des droits humains.
Le même jour, à Bunia, chef-lieu de la province, un autre crime a bouleversé la population. Le président du conseil local des jeunes de l’avenue Matigo, dans le quartier Opas, a été assassiné par deux hommes armés qui ont pris la fuite après avoir abattu leur cible, laissant la communauté en état de choc.
Ces actes s’ajoutent à une série de violences qui endeuillent régulièrement la province. Le Bureau du conseil provincial de la jeunesse a fermement condamné ces crimes. Son président, Deogratias Bungamuzi Kukwabo, a lancé un appel à la vigilance : « La sécurité est une affaire de tous. »
Face à cette insécurité persistante, la population, de plus en plus exaspérée par l’inaction des autorités, exige des réponses concrètes pour restaurer la paix et préserver la cohésion sociale.
Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
