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ISTM/Kananga : 276 nouveaux diplômés au marché de l’emploi
L’année académique 2019-2020 s’est clôturée de la plus belle des manières à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales ( ISTM), ce samedi 07 novembre 2020, à Kananga dans la province du Kasaï Central.
Pour cette 15 ème promotion de graduat et sixième promotion de licence, 276 étudiants sur 680 finalistes (soit 40%) ont été conférés de grades académiques.
Dans son mot de circonstance, le directeur général de l’ISTM Kananga, le professeur Mukandu, a loué les efforts des enseignants de cet institut supérieur tendant à améliorer la qualité du contenu qu’ils dispensent et la montée remarquable de ce jeune institut supérieur. Il n’a pas oublié les structures sanitaires de la province qui ont accepté d’accompagner ces étudiants lors de leur stage académique.
« L’ISTM-Kananga est aujourd’hui l’une des Institutions d’Enseignement Supérieur et Universitaire qui offre un enseignement de qualité à la jeunesse de notre pays, en général, et à celle de la province du Kasaï Central, en particulier. Elle fait toujours de son mieux pour améliorer la qualité de ses enseignements dans le but de servir comme il se doit notre jeunesse. C’est ici l’occasion de saluer les efforts consentis par les autorités publiques qui ont créé l’ISTM-Kananga afin d’offrir un cadre de formation universitaire fiable et viable à nos jeunes », s’est exprimé le professeur.
Il a, par la même occasion, remercié le président de la République Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, qu’il qualifie d’artisan de la Paix et dont le programme social se fonde sur la cohésion sociale, l’Etat de droit et l’invitation à la jeunesse à se prendre en charge.
« J’exprime ma gratitude à toutes les autorités politico-administratives de notre Province dont la présence à cette cérémonie est un réconfort moral et une marque d’attachement à la formation de la jeunesse de cette province. Je salue leurs efforts dans la recherche de la paix chaque jour au Kasaï Central en général et dans la ville de Kananga, en particulier. Que les différentes institutions médicales qui ont accueilli ces lauréats pour passer leur stage se sentent consolées par notre marque de reconnaissance », a-t-il ajouté.
Faut-il le rappeler que le Comité de Gestion de l’ISTM-Kananga a axé sa gestion sur trois axes suivants : l’enseignement, la recherche et le service à la population.
En terme de bilan, le directeur général a signalé que les enseignements se sont déroulés dans un climat serein. Un cas isolé signalé lors de la session de février a été sanctionné conformément aux textes qui régissent l’institution, des nouvelles filières ont été ouvertes dont : l’hygiène et assainissement, l’Anesthésie et réanimation et la pédiatrie. La salle informatique a été équipée de plus de soixante-dix ordinateurs avec une source de l’énergie solaire autonome pour assurer sans peine la pratique des étudiants en informatique.
Le souci du Comité de Gestion est de donner à l’ISTM-Kananga des infrastructures confortables.
« Dans cette optique, nous avons construit un grand bâtiment de dix auditoires déjà en usage. Nous avons doté la section Nutrition-diététique d’un autre bâtiment de cinq auditoires et des bureaux propres à elle ainsi que d’une cuisine diététique. Tous les auditoires nouvellement construits ont été équipés en bancs. Un autre bâtiment de six bureaux a été construit au cours de la même année. Ce qui permet à chaque section d’avoir son propre bureau ainsi que les services académiques. « Tout ceci a été réalisé dans un contexte extrêmement difficile, avec un peu de volonté nous y sommes parvenus », a expliqué le Pr Mukandu.
Les autres réalisations seront effectives dans un avenir proche. D’ici la rentrée académique prochaine, le Comité de Gestion est décidé d’ériger un bâtiment administratif en étage pouvant abriter tous les services administratifs de l’ISTM-Kananga.
À ce sujet, ils ont sollicité l’implication de toute la communauté de l’ISTM-Kananga et tendu la main à toutes les personnes de bonne volonté pour venir en aide, car il y a encore beaucoup à faire qui demande les moyens.
Pour une petite histoire, l’ISTM-Kananga fut extension de l’ISTM-Kinshasa depuis 2002 jusqu’à devenir autonome en 2005.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
