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ISTA/Goma : 65 étudiants, surpris en plein exercice militaire, aux arrêts !
Des éléments de la police ville de Goma ont mis la main sur un groupe de 65 étudiants de l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA/Goma) à 3 heures du matin de ce mardi 27 octobre. Ils étaient en pleine formation militaire au quartier Katindo, non loin de leur institution. Le commandant de la PNC ville de Goma qui livre la nouvelle précise que ces jeunes ont été transférés à sa hiérarchie pour instruction de leur dossier.
Ces 65 étudiants de l’ISTA/Goma, tous jeunes garçons, ont été appréhendés par des policiers sous la conduite du colonel Job Alisa, commandant urbain de la PNC derrière le campus du Lac, dit Kinyumba.
« Nous, la police, nous avons interpelé 65 présumés étudiants, à vérifier par le service académique. Nous les avons interpelés dès 4 heures, d’ailleurs c’était à 3 heures. Nous les avons interpelés qu’ils sont arrivés et nous les avons interpelés dans le cadre de la lutte contre l’insécurité dans la ville. Ils reconnaissent qu’ils y ont fait deux mois dans cette formation. On ne peut pas se réveiller à des heures tardives comme celles-là et que la population constate que ces gens sont en train de faire une formation militaire », a confirmé cette autorité policière.
A la question de savoir qui leur a donné l’ordre de faire cette formation et pour quel objectif precisement, le colonel Alisa Job a indiqué qu’il s’est limité à l’interpellation avant de les transférer à sa hiérarchie et devant l’officier du ministère public pour instruction de leur dossier.
Ces futurs cadres du pays ont été présentés à l’autorité urbaine par le général Aba Van, commissaire divisionnaire-adjoint de la police Nord-Kivu.
Par ailleurs, c’est depuis la semaine dernière que le commandant urbain continue d’arrêter certains présumés bandits qui insécuriseraient la ville touristique actuellement. Parmi eux, deux nouvelles recrues au sein des FARDC qui, normalement, seraient envoyés à Kitona pour la formation militaire mais vue la Covid-19, ce n’était plus possible, a confié le numéro 1 de la police en ville de Goma.
Précisons tout de même que toutes nos tentatives pour entrer en contact avec le Directeur de l’ISTA/Goma pour avoir sa réaction n’ont pas abouti.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
