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Interview. Pascal Mukuna : “Que la Linafoot convoque une assemblée générale extraordinaire de Renaissance, selon la pétition des joueurs”

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Au cours d’une longue interview accordée dans plusieurs médias de la place lundi 03 janvier 2022, le président du conseil d’administration du FC Renaissance du Congo, Pascal Mukuna, est revenu sur la crise qui règne au sein de cette équipe, entre le comité sportif que dirige Willy Mandala et le Comité national des Supporters qui a conduit à une pétition des joueurs. Ces derniers veulent le changement du comité, Mukuna n’a pas caché sa langue dans sa poche, et il demande à la Ligue nationale de football (Linafoot) de convoquer une assemblée générale extraordinaire et élective.

Congoprofond.net : Monsieur le Président, la Linafoot vous a demandé de vous réconcilier par rapport au crise qui règne au sein de l’équipe, qu’en est-il ?

Pascal Mukuna : Le problème n’est pas seulement cette demande de la Linafoot, mais les gens doivent savoir qu’est-ce qui se passe. Il y a un problème et la Linafoot en est à la base, même quand j’étais président de ce club. C’est pourquoi j’ai dit que c’est un acharnement contre ma personne. Mandala a pris cette équipe ça va faire déjà 4 mois, que personne ne vous trompe que j’ai été chassé par les supporters, j’avais moi même renoncé à mon poste du président, ma présence n’était plus la bienvenue devant ceux qui dirigent le football. Je n’ai pas combattu le comité Mandala, je suis le seul fondateur ,j’ai donné mon argent pour que cette équipe vive.

CP : Aujourd’hui, l’équipe est à la porte de relégation, qu’est-ce qu’il faut faire pour éviter celà ?

Pascal Mukuna : Sur 36, l’équipe a 8 points, je comprends qu’il y a des gens de mauvaise fois, ils veulent que l’équipe disparaisse. Les joueurs ne gagnent rien, ils sont délaissés. J’ai vite compris que j’avais commis une erreur monumentale de donner l’équipe à une personne qui n’a pas même de stabilité mentale. Les joueurs mangent la chikwange et l’omelette, j’ai des images où les joueurs s’entraînent dans une parcelle bétonnée, à Mbuji-mayi, et ils sont partis au stade par des motos, le comité a été incapable de prendre même un bus appelé communément 207.

CP : Que dire de la pétition des joueurs qui veulent le départ du comité Mandala ?

Pascal Mukuna : L’équipe meurt petit à petit. Le conseil d’administration est au dessus de comité sportif selon nos statuts, j’avais laissé l’équipe pour le conseil d’administration. je les ai convoqué ici, et je leur ai dit en face que vous devez laisser cette équipe parceque vous n’arrivez pas à faire quelque chose, personne n’avait discuté. Nous avons pris la résolution de suspendre le comité. La linafoot refuse de nous écouter ; il y avait eu un cas similaire dans V.Club, mais la Linafoot n’avait pas interagit. Cette fois-ci je dis non, je suis prêt à affronter n’importe qui. Renaissance n’est pas un jouet. Les joueurs ont appuyé la motivation du conseil d’administration par une pétition, mais la Ligue conteste même la pétition des joueurs, elle nous demande d’aller nous réconcilier… Lupopo et Sanga Balende étaient dans le même cas, l’assemblée a été convoquée après deux jours seulement… mais depuis la pétition des joueurs est là, personne n’agit. Les gens doivent savoir que l’équipe n’est pas de Mandala. Renaissance a un propriétaire qui s’appelle Évêque Mukuna.

CP : vous exigez le départ du comité Mandala pour revenir à la tête de l’équipe ?

Pascal Mukuna : Je ne reviendrai plus au poste de président de Renaissance. On doit mettre un comité capable de soutenir l’équipe, même Mandala est heureux parce qu’il a été déchargé de l’équipe. Il n’a pas l’argent pour gérer Renaissance. J’irai à la CAF et à la FIFA pour dénoncer cette mauvaise pratique, j’ai des éléments. Que la Linafoot convoque l’assemblée générale, selon la pétition des joueurs, je vais soutenir ce comité, je ne serai plus président de ce club.

CP : Étant président du conseil d’administration, qu’est-ce qu’il faut faire pour sauver l’image de l’équipe ?

Pascal Mukuna : “Si la Linafoot était de bonne foi, cette affaire allait être réglée sur base de la pétition des joueurs. On avait demandé l’organisation de l’assemblée dans un délai de 15 jours. Je ne serai plus président de Renaissance. Les gens interprètent peut-être mal les règlements. Ils reconnaissent le conseil d’administration des autres clubs, chez Daring Club Motema Pembe, Tshimanga est parti, l’équipe est revenue maintenant au conseil. C’est seulement, le conseil d’administration de Renaissance qui n’est pas accepté. Les Règlements généraux sportifs (RGS) disent dans son article 82 alinéa B, l’assemblée générale extraordinaire peut-être convoquée dans toutes circonstances, c’est le cas avec Renaissance. Et Renaissance n’appartient pas à Barthélémy Okito, d’ailleurs bientôt, le gouvernement va changer les secrétaires généraux, est-ce-qu’il a l’argent pour créer Renaissance ? il est sous effet du Front commun pour le Congo (FCC).

CP : Deux équipes de Renaissance pour un match ?

Pascal Mukuna : vous ne verrez plus jamais deux équipes de Renaissance sur le terrain, même contre Panda, ils voulaient faire la même chose, mais ils se sont butés à un groupe des supporters.

CP : un message aux supporters ?

Pascal Mukuna : Que les Renais ne cèdent pas, il y a des gens qui veulent la disparition de notre équipe, ils avaient dit que si je quitte et quelqu’un viendra, mais ils nous ont amené un aventurier. Le comité Mandala n’a pas pu supporté la charge du club.

Propos recueillis par Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET


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PDL-145 T : “Les infrastructures routières délabrées constituent un véritable goulot d’étranglement à la mise en œuvre de la phase 1” (CFEF)

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La mise en œuvre du Programme de développement à la base de 145 territoires connaît plusieurs contraintes qu’il faille résoudre pour son effectivité et son aboutissement harmonieux.

Bien que plusieurs réalisations soient dénombrées dans différents territoires, ça ne renvoie pas à occulter les contraintes, notamment logistiques et celles liées à l’absence et la vétusté d’infrastructures routières.

Le coordonnateur de la Cellule d’exécution des financements en faveur des États fragiles (CFEF), qui met en oeuvre ce programme dans 7 provinces, a indiqué que la question des infrastructures en amont revêt un caractère central pour impulser les projets de développement à l’intérieur du pays.

Les infrastructures routières délabrées constituent un véritable goulot d’étranglement à la mise en œuvre de la phase 1 du PDL-145T. Afin d’accélérer la mise en œuvre des autres phases du PDL-145T, il est indiqué de lancer rapidement la réhabilitation et la construction des infrastructures routières“, a fait savoir Alain Lungungu.

Il intervenait au cours d’une conférence-débat organisée par la Dynamique Judith Suminwa Tuluka ce mercredi à Kinshasa. Le coordonnateur de la CFEF a indiqué que le taux d’achèvement dans les provinces sous sa direction est à 52 % sur les 635 ouvrages prévus.

À l’en croire, tous les chantiers sont progressivement approvisionnés en matériaux de construction par voie routière et fluviale, en dépit des contraintes logistiques majeures.

Les observateurs notent qu’il était impérieux de commencer la mise en œuvre du PDL-145T par la deuxième phase, au lieu de la première. Cela pouvait réduire sensiblement, affirment-ils, les difficultés liées à l’acheminement des matériaux de construction dans les chantiers.

Il sied de rappeler que la deuxième phase de ce programme consiste à la réhabilitation de 11.703 kilomètres de voies de desserte agricole.

Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET


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