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Interdite de prester ce 17 novembre, Cindy demande « pardon » aux autorités de Kinshasa
C’est depuis ce 6 novembre 2018 que le gouvernement provincial de Kinshasa a annulé le concert au concept « Cindy chante Quartier Latin ».
Selon le motif, en exécution de l’arrêté interministériel n°008/MIN/TCAA et 009/MIN/FINECO & IPME/2018 du 15 octobre 2018 fixant les taux, droits, taxes et redevances à percevoir à l’initiative du Ministère provincial des Mines, tourisme, culture, Arts et artisanat en son article 2 et annexe 6 sur les droits d’entrée et autorisations relatifs aux organisations des manifestations culturelles à caractère provincial, l’orchestre Quartier Latin n’est pas en ordre avec la ville province de Kinshasa par l’entremise de la Division Urbaine de la Culture et Arts. Ensuite, ce groupe musical ne paye jamais les taxes sur la qualité du trésor urbain ainsi que les autorisations des productions, cas précis : concert au Pullman du 13 juillet 2018, Village Chez Ntemba du 18 août et Hôtel Invest pour ne citer que ceux-là.
Suite à cette interdiction que l’opinion congolaise qualifie de méchanceté, estimant que c’est un règlement des comptes pour faire payer à Koffi Olomidé son opinion sur la machine à voter, Cindy le coeur a répliqué sur une vidéo, demandant pardon aux autorités en ces termes: » na sali nini? Pourquoi bo interdire concert ? Avec tant d’énergies, tant d’argent pona ba panneaux, pourquoi acharnement oyo ? Liboso ba banderoles ba kati: ba kataka heure nini et pona raison nini ? Vraiment eza malheureux, ezo sala pasi na motema.
Ngay nayebi que nasali eloko te. Et d’ailleurs, esika moko te loi elobi que soki mutu asali eloko te azala puni.
Yango nasengi pardon ngai mwana na bino… »
Elle conclut tout de même sur la détermination qu’a le groupe Quartier Latin à livrer ce concert qui tombe le 17 novembre.
Historiquement, cette date rappelle la commémoration de l’anniversaire des FAZ (Forces Armées Zaïroises), sous le régime du feu président MOBUTU.
BABY MOSHA/ CONGO PROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
