Actualité
Insécurité en Ituri: un cultivateur gratuitement abattu à Ndoya !
Un homme qui revenait du champs avec son ami, l’après-midi de ce jeudi 12 novembre 2020, a été tué par des hommes porteurs d’armes à feu au village Ndoya près de Mambesu, à 4 km d’Irumu, chef-lieu du territoire portant le même nom.
Selon le temoignage de son ami qui s’est sauvé de justesse, ces hommes qu’il qualifie des « fils du coin », étaient en tenue civile avec des cagoules. » _Une fois quand ils nous ont vu, ils ont dit stop et tiré sur nous sans hesiter_ « , précise ce rescapé.
La société civile, coordination territoriale, condamne ce unième cas et appelle les autorités compétentes à déployer des efforts pour rétablir la paix dans les villages sous menace des ennemis. « _On en a marre de parler des tueries en territoire d’IRUMU », a dit Gili Gotabo son Coordinateur.
Rappelons-le, plusieurs villages dont le chef-lieu du territoire sont vidés de ses habitants à cause de la cruauté des hommes armés qui circulent dans cette partie et qui ont même incendiés le bureau administratif du territoire d’Irumu au mois d’octobre dernier.
Verite JOHNSON/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
