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Insécurité à Kasumbalesa : le silence des autorités policières et civiles inquiète la population
L’insécurité à Kasumbalesa demeure encore et toujours d’actualité, car chaque nuit qui passe, des bandits armés font toujours des dégâts. Cette situation révolte plusieurs personnalités politiques, religieuses etc.
Dans la nuit de lundi 28 février à mardi 01 mars 2022, la population dans plusieurs quartiers n’a pas eu droit au sommeil, des coup de balles ont retenti comme dans une situation de guerre. Les victimes de cette insécurité pointent un doigt accusateur aux éléments de la police. Elles dénoncent, par ailleurs, un silence complice des autorités compétentes.
« Nous n’avons pas fermé l’oeil. Des policiers ont fait de la porte à porte dans la nuit de ce mardi dans notre quartier. Ils ont tabassé des gens à l’instar de mon mari. Ils ont pris de l’argent. Dans d’autres maisons, il ya eu des cas de viol sur des mineures. Une fille de 14 ans en a été victime. Nous avons appelé les autorités policières sans succès. Aucune intervention ! Nous avons même la preuve de l’implication des éléments de la police dans cette insécurité, nous avons droit à la sécurité », déclare une dame victime.
Du côté des acteurs politiques de l’Union Sacrée, cette insécurité est un sabotage aux actions du président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi. Plusieurs d’entre eux annoncent une marche pacifique pour faire partir les autorités policières et civiles qui ont montré la limite de leurs compétences.

Selon certaines observateurs, l’inefficacité du colonel de la police à Kasumbalesa démontre une certaine complicité dans cette insécurité. Pour les autres, il s’observe une incompréhension entre autorités civiles et policières. Cette dernière n’accepte et n’écoute personne.
Du côté de la province, aucune réaction du gouvernement provincial. Ce dernier a même, dans le compte-rendu de la dernière réunion de sécurité, énervé la population de Kasumbalesa, en déclarant que la situation sécuritaire est relativement calme sur l’ensemble de la province. Ignorance de la situation désastreuse que traverse Kasumbalesa ou mépris ? La question reste posée.
Entre-temps, la population compte sur l’implication personnelle du gouvernement central qui sera saisi par le député national Anaclet Kabeya ce mardi 01 mars 2022.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
