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Insécurité à Goma : Masisi perd son notable Munyamariba assassiné par des bandits armés
Triste est la nouvelle. Le territoire de Masisi a perdu l’un de ses fils. Il s’agit du notable de la communauté Hutu, Emmanuel Munyamariba, tué par balles dans la soirée du samedi 25 mars 2023, à son domicile situé au quartier Kyeshero sur avenue Bobila-Dawa en ville de Goma au Nord-Kivu.
Cette information est livrée par des proches du défunt ainsi que la communauté Hutu tirant ses origines dans le territoire de Masisi.
D’après les premières nouvelles recoupées, ce notable et candidat député national malheureux aux élections législatives de 2017-18 a été assassiné par des bandits armés. Après avoir commis leur forfait, ces criminels qui opéraient à moto se sont volatilisés dans la nature, apprend-on.
Pour l’instant, le corps du défunt est à la morgue de l’hôpital CBCA/Ndosho.
Très connu par les Masisois, le notable Emmanuel Munyamariba de son vivant était un pacificateur au sein de sa communauté Hutu. Il a également su réunir la jeunesse du territoire de Masisi à travers diverses activités sportives pour une meilleure cohabitation pacifique.
Rappelons-le, en l’espace de 24h, Emmanuel Munyamariba est la 6e personne tuée par des hommes armés dans la ville de Goma où la situation sécuritaire se dégrade du jour au lendemain en cette période où l’Est du pays fait face à l’agression Rwandaise caractérisée par la renaissance du M23 depuis près d’un an dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi.
Cedrick Sadiki Mbala
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
