Sécurité
Insécurité à Debonhomme : Les habitants à bout, les autorités aux abonnés absents
Debonhomme, 1e Rue – Nouvelle nuit de chaos dans l’avenue de l’École. À 2 heures du matin, des individus armés de machettes ont pris d’assaut une parcelle, saccageant les lieux et emportant une moto sous les yeux impuissants des résidents. Une scène violente de plus, dans un quartier désormais habitué à vivre sous tension.
La même nuit, des kulunas, tristement célèbres pour leurs exactions, ont imposé leur loi par des tapages nocturnes, sans être inquiétés. Deux patrouilles de police auraient été aperçues dans les environs, mais leur passivité face aux événements fait froid dans le dos. À quoi sert une présence policière si elle n’intervient pas ?
Le mal ne s’arrête pas là. Les habitants dénoncent également un fléau devenu quotidien : les coupures d’électricité. Un jour sous tension, un jour dans l’obscurité – un rythme intenable qui transforme le quartier en terrain de chasse pour criminels en maraude.
Excédée, la population de Debonhomme appelle à l’aide. Elle réclame une refonte complète des dispositifs de sécurité, le remplacement des forces de l’ordre défaillantes et une solution durable à l’instabilité électrique. Il ne s’agit plus d’attendre. Il faut agir, et vite. Car à Debonhomme, l’insécurité n’est plus une menace : c’est une réalité quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
