Sécurité
100 interpellations à Lubumbashi : L’opération «Ndobo» entre en action
Face à la montée de la criminalité urbaine, des mesures sécuritaires efficaces s’imposent. Dans ce cadre, le vice-premier ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Shabani Lukoo Bihango Jacquemin, a procédé, ce jeudi 10 avril 2025 à Lubumbashi (province du Haut-Katanga), au lancement officiel de l’opération Ndobo.

À cette occasion, plus de 100 présumés bandits urbains, interpellés lors d’opérations ciblées menées par la Police Nationale Congolaise, ont été présentés à la population sur la place du 30 Juin.
Après avoir fait ses preuves à Kinshasa et dans le Kongo-Central, l’opération Ndobo s’implante désormais dans le Haut-Katanga. Les résultats obtenus jusque-là dans les précédentes provinces ont renforcé la confiance des citoyens, qui accueillent favorablement cette initiative face à la recrudescence de l’insécurité.
À travers cette démarche, le Gouvernement de la République réaffirme sa volonté ferme de lutter contre la criminalité urbaine dans les grandes agglomérations de la République Démocratique du Congo.
La cérémonie, ponctuée par une parade de la Police Nationale Congolaise, a été l’occasion pour le Vice-Premier Ministre de galvaniser les forces de l’ordre, les exhortant à une implication totale dans cette dynamique de gouvernance sécuritaire, pour mieux remplir leur mission : protéger la population et ses biens.

Ce lancement marque un tournant décisif vers l’instauration d’une politique sécuritaire cohérente et systématique, à même de répondre efficacement aux défis de l’insécurité urbaine.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
