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Inondations du 5 avril : Plus de 1.000 familles assistées à Kinshasa, une centaine de « Ngulu » recalés par le gouvernement !
Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a présenté, lors de la 54ᵉ réunion du Conseil des ministres, l’état d’avancement du processus de désactivation des sites d’hébergement provisoires des victimes des inondations des 4 et 5 avril 2025 à Kinshasa, capitale et siège des institutions de la République.

Selon la note d’information du patron de la territoriale, cette opération s’inscrit dans le cadre des recommandations du gouvernement visant la mise en œuvre d’un plan de sortie de crise et de résilience en faveur des communautés touchées. Adopté lors de la 50ᵉ réunion du Conseil des ministres, ce plan vise à faciliter le retour progressif des sinistrés dans leurs milieux de vie.
« Après un tour d’horizon sécuritaire des provinces, le ministre a fait rapport sur les catastrophes naturelles et les mesures mises en œuvre pour y faire face. Conformément aux orientations du Conseil, le processus de désactivation des sites d’hébergement a démarré le 13 août 2025 », rapporte le compte rendu de la réunion.
À titre d’exemple, 689 ménages hébergés au Stade des Martyrs ont été indemnisés et transportés vers leurs destinations grâce à l’appui de la société Transco. Le 15 août, les paiements se sont poursuivis au stade Tata Raphaël, où 357 ménages ont déjà été assistés, à l’exception d’une centaine de fraudeurs identifiés. La fermeture complète de ce site est prévue pour ce vendredi.

Ces mesures interviennent après une série de pluies diluviennes qui, entre avril et juin, ont ravagé plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, causant d’énormes dégâts humains et matériels. À Kinshasa, des quartiers entiers tels que Ndanu, De Bonhomme et Limete Salongo ont vu la rivière Ndjili sortir de son lit, inondant habitations et voies de communication, notamment le boulevard Lumumba, principal accès vers l’aéroport international de Ndjili.
Le phénomène a touché d’autres provinces, dont le Sud-Kivu, où le gouvernement provincial avait annoncé, à Kasaba dans le territoire de Fizi, un bilan de 62 morts et une trentaine de blessés. Le Tanganyika, lui aussi, a enregistré des dégâts considérables.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
