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Incarcération de Stanys Bujakera: OLPA proteste et saisit la Ministre de la Justice
Dans une correspondance adressée, le 14 septembre 2023, à la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, avec ampliation au Président de la République et au Premier Ministre, OLPA proteste contre l’incarcération de Stanys Bujakera, journaliste au média en ligne Actualite.cd et correspondant des médias français et britannique Jeune Afrique et Reuters. OLPA lui demande d’instruire les services habilités à libérer immédiatement le journaliste dont la privation de liberté ternit l’image du pays.
Ci-dessous l’intégralité de la correspondance de l’OLPA
N/Réf : 327/CE/JAKM 09/2023
Kinshasa, le 14 septembre 2023
Transmis copie pour information :
A son Excellence Monsieur le Président de la République
A son Excellence Monsieur le Premier Ministre
(Tous à Kinshasa/Gombe)
A Son Excellence Madame la Ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux à Kinshasa/Gombe
Madame,
Objet : protestation
Au nom du Comité exécutif de l’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation non gouvernementale de défense et de promotion de la liberté de la presse basée à Kinshasa, j’ai l’avantage d’approcher votre Autorité pour ce dont l’objet est repris en marge.
OLPA proteste vigoureusement contre l’incarcération de Stanys Bujakera Tshamala, journaliste du média en ligne Actualite.cd et correspondant des médias français et britannique Jeune Afrique et Reuters, depuis le 8 septembre 2023.
Pour votre gouverne, le journaliste a été interpellé, le 8 septembre 2023, à l’aéroport international de N’djili par deux agents de police munis d’un avis de recherche, puis placé dans un cachot du Commissariat provincial de Kinshasa, et du Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe. Ses effets (téléphones, ordinateur…) ont été confisqués.
24 heures après son interpellation, le journaliste a été soumis à un interrogatoire de plusieurs heures par les membres de la commission d’enquête sur l’assassinat de Chérubin Okende Senga, député national et ancien ministre des transports, tué le 13 juillet 2023.
Lors de son audition, Stanys Bujakera a été inculpé de propagation de faux bruits, consécutivement à la publication par Jeune Afrique, dans son édition n°3128 du 31 août 2023 d’un article intitulé : « Mort de Chérubin Okende en RDC : les renseignements militaires ont-ils joué un rôle ? ». Dans cet article, le média français publiait un document attribué aux services d’intelligence mettant en cause les renseignements militaires congolais dans ct assassinat. La publication de cet article avait suscité de vives réactions des autorités principalement le Vice-premier ministre de l’Intérieur qui a adressé des lettres de protestation, le 5 septembre 2023, aux médias français Jeune Afrique et RFI (Radio France internationale) qui ont écho de ce document attribué à l’ANR (Agence nationale des renseignements).
Au regard de ce qui précède, OLPA considère que l’incarcération du journaliste, sous un prétexte quelconque, est de nature à violer les dispositions pertinentes de l’Ordonnance-loi n°23/009 du 13 mars 2023 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse, d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout autre moyen de communication en République démocratique du Congo. Et qu’il n’y a aucune crainte de fuite du journaliste qui a une adresse bien connue à Kinshasa et peut comparaître devant les juridictions compétentes en homme libre.
Par voie de conséquence, OLPA vous prie de bien vouloir instruire les services habilités à libérer immédiatement Stanys Bujakera Tshamala dont la privation de liberté ternit de plus en plus l’image de marque du pays sur le plan du respect des droits et libertés fondamentaux.
Veuillez agréer, Excellence, l’expression de mes sentiments patriotiques.
Pour le Comité exécutif
Chancelle Nsingi B., Secrétaire exécutive a.i
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
