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Ilunga Ilunkamba: » Il faut préserver les acquis de l’alternance pour servir d’exemple à toute l’Afrique »
Ouverture ce vendredi 04 décembre 2020 au Palais du Peuple par le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba des travaux de la 48e session du forum parlementaire de la SADC. Ce grand rendez-vous pour les parlementaires africains de tous les pays membres de la SADC, est une occasion de consolider l’unité des 345 millions d’habitants dont ils sont les représentants légitimes et renforcer l’intégration régionale.
Dans son discours de circonstance, le Premier ministre et chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a fait savoir que la RDC apprécie, à sa juste valeur, l’occasion lui offerte d’accueillir ces assises.
« Je me permets de rappeler l’existence des relations historiques entre la SADC et mon pays. En effet, au lendemain de la guerre d’agression en 1998, les troupes de la SADC composées des contingents angolais, namibiens et zimbabwéens, ont apporté leur appui aux nôtres afin de mettre fin à cette invasion étrangère. Actuellement, au sein de la Monusco, la brigade internationale composée des militaires Sud-africains, Tanzaniens et Malawites, est le fer de lance de cette force onusienne contre les forces négatives à l’Est de notre pays. La RDC restera à jamais reconnaissante à notre organisation sous régionale et aux hommes des troupes dont je salue la mémoire qui sont tombés dans le champ de bataille pour la défense de son intégrité territoriale et de sa souveraineté », a-t-il déclaré devant l’assistance.
Dans le même registre, le Chef de l’exécutif central a rappelé un autre fait historique qui a nécessité l’implication de la SADC dans la promotion de la paix lors du dialogue intercongolais de Sun City qui a conduit à la mise en place de 2003 à 2006, un régime de Transition 1+4 et à l’adoption en 2006 par référendum, de la constitution qui nous régit.
« C’est grâce à cette constitution que la RDC à pu organiser les élections de 2006, 2011 et 2018. Les dernières ont donné lieu à une alternance civilisée et pacifique des pouvoirs. C’est un acquis qu’on doit, à tout prix, préserver malgré les dissensions internes au sein de la coalition au pouvoir dans notre pays. C’est à ce prix que nous ferons de l’alternance politique et pacifique au sommet de l’État, une tradition dorénavant ancrée dans notre démocratie, appelée à servir d’exemple pour la sous région et toute l’Afrique. Je félicite la SADC pour cet accompagnement », a ajouté le Premier ministre du premier gouvernement post alternance.
Pendant deux jours du 04 au 05 décembre 2020, les députés et sénateurs du Botswana, Lesotho, Madagascar, Malawi, Afrique du Sud, Zambie et autres pays de la SADC échangent avec leurs homologues congolais autour des divers thèmes de l’intégration multiforme, cheval de bataille de la SADC à travers une vidéoconférence.
À cette occasion, le Palais du Peuple siège du Parlement Congolais abrite ces travaux qui s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, à l’heure où les effets néfastes dus à la covid19 continuent à mettre en péril les économies mondiales.
Ce forum parlementaire est l’une de neufs institutions principales de la SADC qui se réunit chaque deux ans. La République Démocratique du Congo préside ces assises par le biais de l’élue de Bumba et Présidente de l’assemblée nationale Jeanine Mabunda.
*MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET*
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
