Sécurité
« Il n’y a jamais eu une tentative d’assassinat contre Joseph Kabila à Harare », rassure un diplomate africain
Le tweet du général John Numbi accusant le pouvoir de Kinshasa d’avoir tenté d’assassiner l’ancien président Joseph Kabila, est contredit par plusieurs sources sur place au Zimbabwe, relayées par l’Agence congolaise de presse (ACP) dans la matinée de ce mardi.
« Il n’y a jamais eu une tentative d’assassiner l’ancien président Joseph Kabila à Harare. Ni même une rumeur du genre avant, pendant et après le 44ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)« , a réagi, surpris, un diplomate africain présent à ces assises.
Lundi, une rumeur a circulé sur les réseaux sociaux, confirmant la prétendue arrestation de quelques congolais qui seraient envoyés à Harare pour effectuer la mission d’assassinat.
« La délégation de la République démocratique du Congo est rentrée au pays au grand complet. Personne n’a été arrêté ou interpellé à Harare« , a répondu un officiel Zimbawéen.
Et de poursuivre : « Il n’y a jamais eu d’altercations, ni des interpellations, ni la moindre rumeur sur une tentative d’assassinat de qui que ce soit à Harare« , a-t-il déclaré, faisant définitivement toute la lumière sur ce fakenews, visant à « chauffer inutilement les esprits« .
Dans un tweet provocateur, Numbi a insinué qu’une tentative d’assassinat contre lui et l’ancien président Joseph Kabila aurait été orchestrée par le gouvernement actuel de Félix Tshisekedi.
« Le pyromane vient de perdre bêtement ses amis et ses milliards en essayant d’assassiner l’ancien chef de l’État Joseph Kabila et moi. Fatshi pense que les pays de la SADC sont des dévergondes comme ses frères« , avait-il écrit.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET avec l’ACP
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
