Connect with us

Sécurité

RDC : L’opération de marquage des armes lancée depuis Kolwezi

Published

on

Depuis Kolwezi où il séjourne, dans le cadre de la première Session de la commission permanente mixte défense et sécurité, le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité, Jacquemain Shabani, a procédé officiellement au lancement ce mercredi de l’opération de marquage des armes.

Le marquage concerne les armes des forces de défense et de sécurité ainsi que celles des civils en République démocratique du Congo (RDC).

D’après le patron de l’Intérieur et sécurité du pays, cette opération consiste à réduire les cas de violences armées dont est victime la population dans différents coins du pays.

« Le gouvernement congolais, à travers la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de réduction de la violence armée (…) est en cours de mise en œuvre des opérations de marquage de toutes les armes appartenant à l’Etat congolais aux fins d’assurer leur traçabilité et réduire à coup sûr les cas de violences armées », a déclaré Jacquemain Shabani.

Président de la réunion ministérielle de la Commission nationale de contrôle des armes légères et petit calibre (CNC-ALPC), Jacquemain Shabani a présenté deux machines acquises pour faciliter l’enregistrement et l’identification des armes.

Cette opération d’enregistrement et d’identification des armes, permet de tracer ces dernières jusqu’à l’utilisateur final. Les armes détenues par des civils sont également tracées.

Le lancement de l’opération de marquage des armes a été fait en présence de cinq gouverneurs des provinces qui partagent les frontières avec l’Angola, lors des assises de la première session de la commission permanente mixte défense et sécurité, organisée à Kolwezi dans la province du Lualaba.

Il s’agit des provinces de Lualaba, Kongo central, Kasaï, Kasaï central et Kwango.

Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

Published

on

L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

Continue Reading