Connect with us

Politique

Haut-Uélé : Le Chef coutumier Constant Lungabge Mbatanadu reste incontestablement légitime et légal dans la Chefferie Wando à Dungu

Published

on

Le Chef coutumier Constant Lungabge Mbatanadu jouit d’une légitimité et d’une légalité incontestables au sein de la Chefferie de Wando, dans le territoire de Dungu, conformément à la coutume locale et à la Loi N° 015/015 du 25 août 2015, fixant le Statut des Chefs coutumiers, en République Démocratique du Congo, spécialement en son article 6, alinéa 3.

C’est ce qu’on peut retenir de la réaction officielle du Chef de Groupement de Dungu, Marc Gbiahindi Nyagbadali, le samedi 02 mars 2024, suite aux déclarations, d’une part du Consortium des Organisations des Droits de l’homme, le vendredi 1er mars dernier, concernant les contentieux électoraux et la cooptation des chefs coutumiers, et d’autre part du Centre d’Information Internationale en Droits Humains et de Développement (CFIDH/D), en date du 29 février 2024, à travers le media en ligne Uéléinfos24.

En effet, ces organisations de défense des droits humains sont montées au créneau, pour des intérêts inavoués, en vue de parler des contentieux électoraux et de ce qu’elles qualifient de tripatouillage dans la cooptation des chefs coutumiers.

Elles estiment que dans la province du Haut-Uélé, la cooptation des chefs coutumiers s’est déroulée au mépris des dispositions impératives de la loi précitée, où les Chefs coutumiers Constant Lungabge Mbatanadu et Janvier Mambo Bhato ont été cooptés, en lieu et place des Chefs légalement investis, à savoir : Jean Obote Surika et Marc Gbiahidi, respectivement en territoires de Faradje et de Dungu.

Réagissant donc à ces déclarations, le Chef de Groupement de Dungu, Marc Gbiahindi Nyagbadali, a fait une mise au point qui a recadré et même désavoué ces organisations qui l’ont abusivement cité.

« Faisant suite au rapport de Consortium des Organisations Non Gouvernementales de Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo, du 1er mars 2024, relatif aux contentieux électoraux et au tripatouillage (selon ces organisations) dans la cooptation des Chefs coutumiers des Chefferies WANDO et MONDO-MISA, respectivement Leurs Majestés Constant Lungagbe Mbatanadu et Janvier Mambo Bhato, cooptés dans les territoires de Dungu et Faradje, Province de Haut-Uélé, en République Démocratique, je tiens à fixer l’opinion tant nationale que provinciale, en tant que Chef de Groupement Dungu, sur ce qui suit :
– La Loi N° 015 fixant le Statut des Chefs Coutumiers dispose en son article 6 point 3 que l’intronisation des Chefs coutumiers est faite conformément à la coutume locale. De ce point de vue, je note que les propos tant des membres dudit Consortium que du CFIHD, traduisent l’ignorance et la non maitrise de leur part de la coutume locale de la Chefferie WANDO, car en effet il n’y a jamais eu des contestations de sa Majesté Lungagbe Mbatanadu Constant, aussi bien par les membres de la famille régnante que par la population de la Chefferie WANDO, même par moi-même le Chef de Groupement DUNGU dont ils ont fait abusivement référence dans leurs déclarations », a-t-il écrit.

Et d’ajouter : « Je tiens à préciser à ce propos que le Chef de la Chefferie WANDO, Sa Majesté Lungagbe Mbatanadu Constant est bel et bien identifié dans l’arbre généalogique de la famille régnante de la Chefferie et, ce faisant, a pleinement droit d’être reconnu comme Chef coutumier de cette entité dont il tient la tête il y a 29 ans durant sans une quelconque contestation ».

Par ailleurs, a-t-il martelé : « C’est non sans stupéfaction que je constate que je n’ai jamais mandaté une personne desdites organisations citoyennes aux fins de parler à mon nom dans les dossiers qui concernent ma famille. Le faire ainsi traduit l’intention nuisible dans le chef des membres de ces organisations qui cherchent à semer le germe de la haine et de la division, au sein de la famille régnante WANDO de la Chefferie WANDO, afin de la déstabiliser ».

S’agissant de la cooptation à l’Assemblée provinciale de ces deux Chefs coutumiers, le Chef de Groupement de Dungu, Marc Gbiahindi Nyagbadali, a évoqué les trois phases légales qui ont marqué la procédure, à savoir : la présélection, la désignation et la cooptation proprement dite.

Cependant, il attire l’attention de l’opinion tant nationale que provinciale, particulièrement des structures citoyennes, que les déclarations du Consortium des Organisations des Droits de l’homme et du Centre d’Information Internationale en Droits Humains et Développement (CFIDH/D), dénuées de tout fondement, sont des combines voire des mensonges grossiers des pêcheurs en eau trouble et des officines politiques, qui cherchent à tirer profit d’une division des fils et filles de la Chefferie WANDO en particulier et de la province du Haut-Uélé en général.

Aussi, attire-t-il l’attention des filles et fils de la Chefferie WANDO, à la vigilance et leur demande de ne pas céder aux manipulations politiciennes. Aux membres du Consortium des ONG des Droits de l’Homme, ainsi qu’à ceux du CFIDH/D, il leur demande de faire preuve de professionnalisme, de maturité et d’éviter toute ingérence dans les affaires coutumières dont ils n’ont ni qualité, ni intérêt, moins encore compétence.

Néanmoins, l’occasion faisant le larron, la rédaction de CONGOPROFOND.NET qui, depuis un certain temps, suit de près la situation des Assemblées provinciales à travers le pays, s’interroge sur un certain nombre des points concernant la montée au créneau de ces organisations des Droits de l’Homme.

Pourquoi pendant ses 29 ans de règne, le Chef Lungagbe Mbatanadu Constant n’avait jamais fait l’objet de contestation, seulement maintenant ? Quel intérêt ces organisations des Droits de l’Homme ont-elles pour s’ingérer dans les affaires purement coutumières ? Ont-elles été manipulées par le Chef coutumier Jean Obote Surika pour qui elles réclament la cooptation ? Toutes ces interrogations restent pour le moment pendantes et nous comptons contacter toutes ces organisations pour des réponses appropriées.

Signalons tout de même que le Chef Lungagbe Mbatanadu Constant est candidat Gouverneur de province du Haut-Uélé. Il bénéficie, selon l’Organisation citoyenne « Haut-Uélé ma province », du soutien de la population qui lui fait confiance suite à ses nombreuses actions sociales, au bénéfice des filles et fils de Haut-Uélé en général.

Bref, considérant les déclarations des Organisations des Droits de l’Homme et la réaction officielle du Chef de Groupement de Dungu, Marc Gbiahindi Nyagbadali, il y a lieu de conclure que le Chef coutumier Constant Lungabge Mbatanadu reste incontestablement légitime et légal dans la Chefferie Wando, territoire de Dungu, dans la province de Haut-Uélé.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

Published

on

L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

Continue Reading