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Guy Mafuta (SG/AFDCO) : » Sans argent, le ministre des Sports ne va pas faire des miracles… »
Le secrétaire général de l’Association des dirigeants des clubs de football du Congo (AFDCO),Guy Mafuta Kabongo, a salué la nomination du nouveau ministre des Sports et estimé que la réussite de son mandat dépend des moyens financiers mis à sa disposition.Il l’a déclaré lors d’une interview accordée à la Radio Top Congo FM dans le Journal des sports, ce mercredi 19 avril 2023.
» La force qu’il a, c’est un monsieur qui maîtrise le secteur pour avoir fait des reportages suivis. Il connaît nos problèmes, mais moi je dis souvent sans argent, le ministre Kabulo ne va pas faire des miracles. Il faut lui donner le moyen de sa politique, et dans le secteur de football le moyen de la politique c’est éminemment le financement qui va relever le football. C’est le financement qui pourra atteindre les clubs… »
Guy Mafuta a ajoute: » Tout financement dans les systèmes, dans l’organisation qui n’atteint pas les clubs, ne va pas produire des fruits. Il faut concevoir un moyen où les clubs ont accès à un financement pour gérer, encadrer, préparer les athlètes pour pour servir la nation… »
Somme toute, Guy Mafuta donne la chance à Kabulo mais estime que seule la chance ne suffit pas. » Il a toutes les chances du monde, mais seule la chance ne suffit pas. il faut lui donner les moyens. Les moyens c’est le financement, il faut mettre à sa place des moyens nécessaires. »
Desiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit
Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.
L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.
De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.
Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.
Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.
La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
