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Guerre du M23/Rwanda : Des milliers de personnes fuient les combats en direction de Goma et au-delà
Les violents affrontements autour de la localité de Sake, dans l’est de la RDC, qui opposent l’armée congolaise, appuyée par ses alliés locaux, et le M23, soutenu par le Rwanda, poussent des milliers d’habitants de la région à fuir les combats. Si la plupart vont chercher refuge à Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu situé à seulement une vingtaine de kilomètres de là, d’autres préfèrent aller au-delà et franchir la frontière avec le Rwanda. Reportage.
À Goma, en RDC, l’angoisse est palpable sur la route principale qui relie les quartiers de Ndosho et de Katindo. Des colonnes de déplacés circulent à pied, à moto ou en bus en direction du chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Désespérées, Alice et Kanyere racontent leur calvaire. « Il y a de nombreuses détonations et des avions qui bombardent là d’où nous venons. Il y a aussi beaucoup de militaires sur la route. Tout le monde s’enfuit ! », confie la première. « Beaucoup de bombes explosent et les balles sifflent. Nous avons dû quitter les huttes de notre camp, témoigne la seconde, dépitée, avant de poursuivre : je n’ai pas de famille à Goma. Il faut que le gouvernement termine la guerre ! »
Âgé d’une trentaine d’années, Haguma Banga marche, lui, avec un matelas sur la tête. Après avoir fui Sake, il est toujours sans nouvelle de sa famille. « Je ne sais pas où sont ma femme et mes cinq enfants. Ce serait un miracle de les retrouver », se désole-t-il.
A l’hôpital CBCA Ndosho, le personnel soignant s’active pour recevoir les blessés qui affluent également en masse, comme Mariam Kashindi, 22 ans, qui a quitté Sake en urgence après avoir reçu un éclat d’obus dans le bras. « Nous avions commencé à fuir, nous étions devant le marché de Mubambiro quand ma fille a été touchée par une bombe dont les éclats m’ont atteint, raconte-t-elle avant de poursuivre : nous fuyons le M23. J’ai trois enfants. L’un a été blessé, quant à l’autre, je ne sais pas où il est ».
« Nous étions un groupe de femmes, plusieurs sont mortes sur le coup »
Un peu plus loin, Neema Jeannette pleure allongée sur un lit. Elle a été touchée par une explosion alors qu’elle se trouvait avec un groupe d’amies. « Une bombe est tombée sur nous. Nous étions un groupe de femmes, plusieurs sont mortes sur le coup. Moi, je suis la seule survivante. Je remercie le CICR de m’avoir prise en charge à l’hôpital », sanglote-t-elle.
Cheffe de la sous-délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Nord-Kivu, Miriam Favier explique que l’établissement a été contraint d’activer ses quatre blocs opératoires en raison de l’afflux de blessés. « Depuis ce matin, plus de 70 patients sont déjà arrivés et ce n’est pas fini. C’est assez inquiétant », déplore-t-elle.
Si, à Goma, les autorités militaires comme la société civile appellent au calme, des écoles et plusieurs boutiques ont toutefois fermé leurs portes, tout comme l’Institut français, qui a décidé de suspendre temporairement ses activités. Les billets de tous les spectacles annulés seront intégralement remboursés, explique la structure dans un communiqué.
« Même ici, on vient d’entendre un obus tomber »
Anticipant une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire, certains habitants ont, quant à eux, décidé de prendre les devants et sont passés au Rwanda voisin, où ils ont trouvé refuge dans la ville frontalière de Rubavu pour la plupart. « Mon mari habite ici, il m’a dit de le rejoindre pour fuir la panique qui s’empare de la ville de Goma », déclare ainsi Amina, une valise à la main et accompagnée de ses deux enfants.
Innocent, lui, a trouvé une chambre dans un hôtel. « Il y avait foule au niveau de la douane, c’était plein à craquer, rapporte-t-il. Alors, quand on a des enfants en bas âge, on ne va pas attendre la dernière minute pour partir, car on ne sait pas vraiment ce qu’il va se passer, on n’est pas sur la ligne de front. Même ici, on vient d’entendre un obus tomber, alors imaginez : quand on est à Goma, c’est comme si l’explosion avait lieu dans la parcelle d’à côté. Voilà pourquoi on a décidé de partir » poursuit celui-ci.
Comme beaucoup d’autres habitants du chef-lieu du Nord-Kivu, Innocent prévoit de rester à Rubavu, le temps de voir comment évolue la situation, avec l’espoir de pouvoir rentrer chez lui le plus rapidement possible.
RFI
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APEC : Honoré Jukayi officialise son engagement aux côtés de Louis Watum Kabamba lors d’une mobilisation géante à Kinshasa
L’Action des patriotes pour l’émergence du Congo (APEC) a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’implantation nationale. À l’occasion d’une grande matinée politique organisée samedi 13 juin 2026 à l’Échangeur de Limete, à Kinshasa, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba a officialisé son adhésion au parti sous la conduite de son autorité morale, Louis Watum Kabamba.

Une mobilisation politique d’envergure
Cette rencontre politique, organisée dans le cadre de la campagne nationale d’adhésion massive de l’APEC, a rassemblé de nombreux cadres, militants et sympathisants venus de différentes provinces du pays. L’objectif était de consolider les bases du parti et de renforcer sa présence sur l’ensemble du territoire national.
Parmi les personnalités présentes, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba, président fédéral de l’APEC au Kasaï-Central, s’est distingué par sa participation active aux différentes séquences de cette matinée politique.
Louis Watum Kabamba au cœur de la cérémonie
L’un des temps forts de la manifestation a été l’arrivée de l’autorité morale du parti, Louis Watum Kabamba, chaleureusement accueillie par une foule enthousiaste. Dans son intervention, la direction du parti a réaffirmé sa volonté de bâtir une formation politique solidement implantée à travers le pays et capable de porter un projet de développement pour la République démocratique du Congo.
La cérémonie a également été marquée par l’adhésion officielle de plusieurs responsables fédéraux, symbole de la dynamique de croissance que connaît l’APEC.
Honoré Jukayi reçoit les insignes du parti
Moment particulièrement symbolique de cette journée, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba a reçu des mains de Louis Watum Kabamba l’écharpe et le képi aux couleurs de l’APEC. Ce geste a consacré son engagement officiel au sein de la formation politique et sa détermination à promouvoir les valeurs et la vision du parti dans la province du Kasaï-Central.
Cette investiture traduit également la confiance accordée aux structures provinciales pour accompagner l’expansion de l’APEC et renforcer son ancrage auprès des populations.
Une stratégie d’implantation nationale
À travers cette campagne d’adhésion massive, l’APEC entend élargir sa base militante et consolider son organisation à travers les différentes provinces de la RDC.
Les participants ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme une étape importante dans le développement du parti et dans le renforcement de sa présence sur l’échiquier politique national.
Mike Tyson Mukendi
