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Guerre dans l’Est : Katumbi répond présent à l’appel du Chef de l’Etat

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Le parti politique « Ensemble pour la République » de l’ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, entend répondre « présent » à l’appel lancé par le Président Félix Tshisekedi pour taire les divergences politiques et faire face, ensemble, à l’agression en cours dans l’Est de la RDC. « Face à la gravité de la situation dans l’Est, Ensemble pour la République entend répondre à l’appel du Chef de l’État au nom de l’intérêt supérieur de la nation », a écrit l’ex-gouverneur Katumbi et leader du parti Ensemble pour la République, dans un communiqué rendu public ce mardi 8 novembre, à Lubumbashi.

Le Président de la République, rappelle-t-on, avait lancé son appel à la cohésion nationale et à la mobilisation générale le 03 novembre dernier, dans adresse télévisée à la Nation. « Chaque fois qu’il s’agit de sauver la Nation, Ensemble pour la République répond et répondra toujours présent », a précisé M. Katumbi qui s’est souvent opposé publiquement, avec ses partisans, à certaines décisions de la coalition au pouvoir à laquelle ils font partie. « Au-delà d’un appel au rassemblement de la Nation, une victoire contre les forces d’agression appelle à des décisions fortes, car il est impératif de traiter les causes et non les conséquences », a-t-il préconisé, sans s’étendre sur ces causes.

Pour M. Katumbi, il est possible d’infliger « une mémorable défaite » au Mouvement du 23 mars (M23), comme il y a dix ans passés. « Cette nouvelle guerre, nous devons la gagner », a-t-il martelé.

Pour cela, soutient-il, il faur notamment « doter les soldats qui sont déployés au front des moyens dignes, de manière que nos forces armées se sentent soutenues, encadrées, motivées et bien payées ».

Au plan diplomatique, le parti Ensemble pour la République apporte son appui au processus de Luanda.

S’agissant de la cohésion nationale, il appelle à sanctionner sévèrement tout discours de discrimination ethnique et d’intolérance contre les opinions divergentes.

Les Forces armées de la RDC font face au M23 appuyé par l’armée régulière rwandaise depuis mars 2022. Cette coalition a pris le contrôle de « plusieurs localités » autour de la cité douanière de Bunagana qu’elle administre depuis plus de quatre mois.

Kinshasa accuse Kigali d’apporter un soutien en hommes et en logistique au M23. Des experts missionnés par le Conseil de sécurité ont documenté, avec des vidéos et des images, la présence des troupes rwandaises aux côtés des rebelles du M23.

Moïse Katumbi et « Ensemble pour la République », indique-t-on par ailleurs, sont membres de la coalition au pouvoir avec sept ministres dans le gouvernement.

Ils appellent au respect du pacte républicain conclu lors du dialogue intercongolais de Sun City, tenu en février 2002, en organisant « des élections régulières, transparentes, inclusives dans le respect de la Constitution pour garantir une légitimité incontestable aux dirigeants élus ».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Affaire des « Enfants Mushobekwa »: La fille de Mambabwa brise le silence et livre un témoignage clé sur la nuit controversée

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Lors de la 7ème audience tenue ce jeudi 9 avril 2026 dans le dossier opposant les enfants Mushobekwa/Likulia à Philémon Mambabwa, la cour a entendu un témoignage particulièrement attendu. Celui de Malaïka Mambabwa Zegbo, 17 ans, fille du prévenu, venue livrer sa version des faits sur les événements survenus dans la nuit du 20 au 21 décembre au domicile familial.

À la barre, la jeune fille explique avoir obtenu l’accord de son père pour organiser une soirée entre amies, en compagnie de Sakina, une amie, et de sa cousine Léonie. Une rencontre initialement anodine, qui aurait toutefois pris une tournure inattendue. Selon elle, son amie Sakina avait insisté pour inviter son petit ami, Claudien Likulia, récemment rentré à Kinshasa. Après plusieurs refus, Malaïka affirme avoir fini par céder, posant néanmoins une condition : une visite brève et sans accompagnateurs.

Une arrivée non conforme et une situation sous tension

Contre toute attente, Claudien Likulia s’est présenté accompagné de deux autres jeunes, identifiés comme Christopher Likulia et un certain Noah. Malaïka affirme ne pas les connaître et dit avoir immédiatement ressenti un malaise face à cette présence imprévue.

Dans son récit, elle indique que Sakina et Claudien se sont ensuite enfermés dans une chambre pendant plus de trente minutes, suscitant son inquiétude. « Lorsque la porte s’est finalement ouverte, mon père venait de rentrer », a-t-elle déclaré devant la cour, décrivant une scène tendue à l’arrivée du chef de famille.

Intervention du père : entre fermeté et encadrement

Toujours selon la témoin, les jeunes garçons ont tenté de se dissimuler, notamment dans la salle de bain, avant d’être découverts. Elle insiste toutefois sur un point : son père n’avait donné aucune instruction de violence à leur encontre.

Au contraire, affirme-t-elle, il a demandé à ses agents de sécurité de retenir les jeunes gens à la guérite, dans l’attente de l’arrivée de leurs parents le lendemain matin. Une version qui contraste avec certaines accusations évoquées dans cette affaire.

Malaïka Mambabwa Zegbo a également remis en question certains éléments avancés pour justifier la présence des jeunes au domicile familial. Elle qualifie notamment de « mise en scène » l’histoire des médicaments évoquée par certains protagonistes et largement diffusée dans les Réseaux Sociaux.

Enfin, elle a catégoriquement rejeté les allégations de détention dans une cage. Selon elle, les seules cages présentes dans la parcelle familiale sont de petite taille et servent exclusivement à l’élevage de poules et d’oiseaux.

Ce témoignage, livré avec assurance, pourrait peser dans l’appréciation des faits par la cour, alors que ce procès continue de susciter une vive attention.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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