Sécurité
Guerre dans l’Est : au moins 13 morts et des blessés dans une explosion des bombes larguées par le M23 à Goma
Treize (13) personnes sont décédées de suite des bombes larguées par les terroristes du M23/RDF sur les camps des déplacés situés à Mugunga, à l’Ouest de la ville volcanique de Goma, dans la province du Nord-Kivu, vendredi 3 mai 2024.
Les premières informations brossées par la société civile forces vives de Goma renseignent que, les obus ont touché le camp de la 8ème CEPAC et celui de Lushagala, causant des morts et des blessés.
Dans un communiqué publié le même jour du drame, la cheffe de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilité du Congo (MONUSCO) Bintou Keita a condamné et rappelé les parties en conflit leurs obligations, en vertu du droit humanitaire international, de protéger et préserver la vie des populations civiles en toutes circonstances.
La représentante du secrétaire général de l’ONU en RDC encourage les autorités congolaises à prendre des mesures nécessaires pour traduire en justice les auteurs de ces actes odieux qu’elle qualifie d’une violation flagrante des droits de l’homme et du droit international humanitaire et même de crimes de guerre.
Pour sa part, le porte-parole de l’armée dans cette partie du pays, le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike Kaiko , les forces congolaises restent déterminées à repousser l’ennemi jusqu’à son dernier retranchement.
Par contre, la société de Goma qui évoque un bilan provisoire de 13 morts, pointe du doigt la rébellion du M23. Cette structure citoyenne charge également les autorités qui, selon elle, se montrent incapables d’assurer la sécurité des civiles.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGO PROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
