Sécurité
Guerre dans l’Est : au moins 13 morts et des blessés dans une explosion des bombes larguées par le M23 à Goma
Treize (13) personnes sont décédées de suite des bombes larguées par les terroristes du M23/RDF sur les camps des déplacés situés à Mugunga, à l’Ouest de la ville volcanique de Goma, dans la province du Nord-Kivu, vendredi 3 mai 2024.
Les premières informations brossées par la société civile forces vives de Goma renseignent que, les obus ont touché le camp de la 8ème CEPAC et celui de Lushagala, causant des morts et des blessés.
Dans un communiqué publié le même jour du drame, la cheffe de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilité du Congo (MONUSCO) Bintou Keita a condamné et rappelé les parties en conflit leurs obligations, en vertu du droit humanitaire international, de protéger et préserver la vie des populations civiles en toutes circonstances.
La représentante du secrétaire général de l’ONU en RDC encourage les autorités congolaises à prendre des mesures nécessaires pour traduire en justice les auteurs de ces actes odieux qu’elle qualifie d’une violation flagrante des droits de l’homme et du droit international humanitaire et même de crimes de guerre.
Pour sa part, le porte-parole de l’armée dans cette partie du pays, le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike Kaiko , les forces congolaises restent déterminées à repousser l’ennemi jusqu’à son dernier retranchement.
Par contre, la société de Goma qui évoque un bilan provisoire de 13 morts, pointe du doigt la rébellion du M23. Cette structure citoyenne charge également les autorités qui, selon elle, se montrent incapables d’assurer la sécurité des civiles.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGO PROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
