Sécurité
Guerre d’agression : L’armée rwandaise et les terroristes du M23/AFC tuent plusieurs civils, principalement des enfants à Bukavu
L’armée rwandaise, en collaboration avec les terroristes du M23/AFC, qui occupe actuellement la ville de Bukavu, a perpétré des massacres qui ont fait de nombreuses victimes, dont une majorité d’enfants. C’est ce que renseignent des témoignages recueillis ce lundi 17 février, par l’ACP.
D’après un habitant de Bukavu, M.M., des civils, principalement des enfants, ont été tués près du camp Saïo, sur les hauteurs de la ville, lors de l’arrivée des assaillants.
« Ils ont tué plusieurs enfants de militaires près du camp Saïo, sur les hauteurs de Bukavu, lorsqu’ils sont arrivés. Je ne sais pas vous dire combien, mais ils sont très nombreux », a-t-elle précisé.
Les attaques violentes et ciblées sur les civils font partie de l’escalade de violence liée à la guerre d’agression que subit la RDC, dans l’Est du pays.
Cette tragédie met une nouvelle fois en lumière l’ampleur de la souffrance infligée à la population civile, principalement les enfants, pris au piège de ce conflit.
Le rebelles du M23 et l’armée rwandaise occupent la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu depuis ce dimanche. Ce, avant d’avoir pris possession il y a quelques semaines, de la ville de Goma par le prix du sang. Plus de 4000 congolais y ont été tués et des milliers de blessés enregistrés.
WTK
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
