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Sécurité

Guerre d’agression : L’armée rwandaise et les terroristes du M23/AFC tuent plusieurs civils, principalement des enfants à Bukavu

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L’armée rwandaise, en collaboration avec les terroristes du M23/AFC, qui occupe actuellement la ville de Bukavu, a perpétré des massacres qui ont fait de nombreuses victimes, dont une majorité d’enfants. C’est ce que renseignent des témoignages recueillis ce lundi 17 février, par l’ACP.

D’après un habitant de Bukavu, M.M., des civils, principalement des enfants, ont été tués près du camp Saïo, sur les hauteurs de la ville, lors de l’arrivée des assaillants.

« Ils ont tué plusieurs enfants de militaires près du camp Saïo, sur les hauteurs de Bukavu, lorsqu’ils sont arrivés. Je ne sais pas vous dire combien, mais ils sont très nombreux », a-t-elle précisé.

Les attaques violentes et ciblées sur les civils font partie de l’escalade de violence liée à la guerre d’agression que subit la RDC, dans l’Est du pays.

Cette tragédie met une nouvelle fois en lumière l’ampleur de la souffrance infligée à la population civile, principalement les enfants, pris au piège de ce conflit.

Le rebelles du M23 et l’armée rwandaise occupent la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu depuis ce dimanche. Ce, avant d’avoir pris possession il y a quelques semaines, de la ville de Goma par le prix du sang. Plus de 4000 congolais y ont été tués et des milliers de blessés enregistrés.

WTK

Sécurité

Kasaï-Central : un conflit autour d’un site aurifère à Bambayi fait plusieurs victimes, dont un chef coutumier

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Dans le secteur de Bambayi, groupement d’Ana Nzaji, territoire de Luiza, province du Kasaï Central, un violent conflit communautaire a éclaté ce lundi 2 juin autour d’un site d’exploitation artisanale de l’or. Les villages Nguni Kanana et Nguni Tshitadi se sont affrontés dans des heurts d’une rare intensité, transformant une zone minière en théâtre de violence.

Selon les informations recueillies auprès de Paulin Nkongolo de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), les tensions entre les deux communautés portaient sur la revendication et le contrôle d’un périmètre aurifère exploité de manière artisanale. Ce différend foncier, longtemps latent, aurait fini par dégénérer en affrontements ouverts.

Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés et de pertes en vies humaines. La NSCC confirme notamment la mort d’un chef coutumier du village Nguni Tshitadi, une information qui a fortement choqué les habitants de la zone. D’autres victimes seraient également à déplorer, mais leur nombre exact reste encore à confirmer.

Sur place, la situation reste préoccupante malgré un retour progressif au calme. Le président territorial de la Nouvelle Société Civile Congolaise, Paulin Nkongolo Nsake, décrit des scènes de panique et de violence incontrôlée :

« Les populations se sont affrontées autour d’un site minier que chacun revendique. Nous demandons une intervention urgente des autorités pour éviter une nouvelle escalade », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités administratives ou sécuritaires. Cette absence de communication alimente l’inquiétude des habitants, déjà éprouvés par la répétition des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.

Face à cette situation, la société civile appelle à une intervention rapide des autorités provinciales et nationales, afin de restaurer l’ordre, sécuriser la zone et ouvrir une enquête indépendante pour établir les responsabilités dans ce nouvel épisode de violence communautaire.

Mike Tyson Mukendi

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