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Politique

Guerre à l’Est: la Société civile du Nord-Kivu invite le président Tshisekedi à fixer l’opinion sur le mandat exact de la Force de l’EAC

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Dans un communiqué daté de ce mercredi 19 avril 2023, la Société civile et les forces vives du Nord-Kivu demandent au président de la République Démocratique du Congo et au premier ministre de fournir des explications claires sur la mission de la force régionale de l’EAC dans la partie Est du pays.

Dans ce même document, cette structure citoyenne dit être sonnée par ce qu’elle appelle « cacophonie » descriptible entre les attentes de la population et le travail parfois décevant de la Force de l’EAC face au M23-RDF.

Dans ce document lu devant la presse, cette branche de la société civile dit ne pas comprendre le vrai mandat de l’East African Community qui dit n’être pas sur le sol congolais pour combattre les groupes armés, y compris le M23, différemment des discours ténus par les autorités congolaises, qui ont toujours dit que le mandat de cette force est défensif.

« Les commandants de l’EAC ont toujours affirmé qu’ils ne viennent pas combattre contre le M23 mais pour établir une zone tampon entre le M23-RDF et les FARDC », peut-on lire dans le deuxième paragraphe de cette lettre.

Loin des tracasseries que subissent la population de la zone sous contrôle du M23, les acteurs de la société civile évoquent aussi dans leur document la surfacturation des taxes illégales aux engins roulants sur différents axes routiers. Selon eux, pour un camion, les chauffeurs payent entre 320 et 600 dollars américains en aller comme retour, et 10.000 FC et plus par moto.

La société civile/ forces vives fustige aussi la passivité de la force des États d’Afrique de l’Est qui, malgré son déploiement complet dans plusieurs entités, continue à laisser faire la loi de cette rébellion avec ses administrations au vu et su de ses hommes.

« Le 17 avril 2023 les rebelles du M23-RDF ont convoqué une réunion avec les tenanciers des hôtels à Kiwanja, Rutshuru-centre et à Rubare, en territoire de Rutshuru, alors que la force de l’EAC observe passivement », s’indignent les acteurs de la société civile, dans ce communiqué portant la signature de son président, John Banyene Balingene.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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