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Analyses et points de vue

Gratuité de l’enseignement primaire en RDC: Vérité rétablie pour Willy Bakonga

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La gratuité de l’Enseignement Primaire, décrétée en République démocratique du Congo, par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’État, dès son accession au pouvoir et ce, conformément à l’article 43 de la Constitution du pays, poursuit son chemin à la grande satisfaction de nombreux parents et élèves congolais. Lancée au début de l’année scolaire 2019-2020, elle fut chapeautée pour la première fois dans son histoire, par Willy Bakonga Wilima, un enseignant de carrière, qualifié en Histoire. Son passage à la tête du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, a laissé des traces indélébiles qui pourraient jouer en faveur de son comeback pour parachever son œuvre. La rédaction de CONGOPROFOND.NET, qui a suivi son parcours de septembre 2019 à avril 2021, revient sur ses réalisations en vue de permettre à ses lecteurs de se faire une idée exacte sur sa personne, en ce moment précis où le remaniement du Gouvernement Suminwa pointe à l’horizon et pendant lequel des contrevérités sont dissimulées dans l’opinion publique, dans le seul but de salir son image.

Au départ, la gratuité de l’Enseignement était perçue comme une patate chaude, les chances pour sa réussite étaient minimes, selon certains observateurs. En tant qu’opérateur pédagogique, Willy Bakonga à qui la charge de gestion était confiée, s’est engagé à remuer ciel et terre pour la mise en œuvre de ce programme phare du Chef de l’État.

D’entrée de jeu, il s’est battu, malgré les mauvaises interprétations politiciennes, à circonscrire l’application de la gratuité à l’école primaire, alors qu’une certaine opinion parlait de l’éducation de base.

Son expertise, en tant politique et opérateur pédagogique, a été exploitée par le Gouvernement de la République et mise à profit.

En effet, à la suite de ses propositions pertinentes faites au Gouvernement de la République, plusieurs options furent levées, au début de l’année scolaire 2019-2020, pour le démarrage de ce programme phare, notamment : la suppression de la prise en charge des enseignants par les parents de la maternelle jusqu’au secondaire, la multiplication des salaires de tous les enseignants debout et assis, qui passent de 120 à 380 mille FC, voir 400 mille FC, équivalant à l’époque à 250$, la régularisation des salaires en faveur de plus de 100 mille enseignants non payés (N.P) qui avaient attendu plus de 15 ans et qui n’avaient plus aucun espoir d’être payés un jour, la levée du moratoire décrété en 2014 à l’époque du Premier Ministre Augustin Matata Ponyo et qui avait bloqué la mécanisation des écoles et des enseignants nouvelles unités (NU), le recensement de nouvelles écoles et de nouvelles unités en février 2020 (ORNU), qui a abouti à un fichier consolidé de 144.944 NU, le payement de 55 000 Nouvelles Unités (N. U) du primaire du fichier ORNU en octobre 2020, malgré les difficultés économiques provoquées par la COVID 19, l’octroi des frais de fonctionnement aux écoles primaires publiques, l’instauration à l’époque de COVID, de l’enseignement à distance pour sauver l’année blanche, au cours duquel lui-même enseignait.

Signalons que ces options gouvernementales ont été communiquées, en termes des mesures d’accompagnement de la gratuité, par le Secrétaire général Jean-Marie Mangobe Bomungu, à travers sa correspondance référencée N°MINEPST/S.G/80/DBM/JPB du 11 octobre 2019.

S’agissant du payement des NP, il convient de souligner que les résultats étaient palpables sur terrain. On pouvait bien repérer les bénéficiaires dans les écoles, à l’époque de Willy Bakonga, contrairement aux effets d’annonce auxquels le public était habitué après son départ. L’enveloppe salariale disponibilisée par le Trésor public, quand il était aux affaires, était bien utilisée pour régulariser les cas de vrais enseignants, mais non dilapidée au profit de non enseignants qui ont inondé actuellement les antennes du SECOPE, aujourd’hui tautologiquement DINACOPE.

Retenons que l’élan de la mise en œuvre de la gratuité était brisé avec le remaniement intervenu dans un contexte politique tendu, car presque tous les enseignants des écoles secondaires identifiés, à son époque, n’ont jamais été payés jusqu’aujourd’hui. Pire encore, ces derniers sont codés non actifs (NN) dans la base des données, au moment où ils demeurent actifs dans les écoles, attendant toujours leur payement, hormis des cas de décès, de désertion et de démission.

Néanmoins, plusieurs mensonges ont été véhiculés pour discréditer celui qui est l’ouvrier de la première heure dans la mise en œuvre de la gratuité. Willy Bakonga fut injustement victime de plusieurs accusations fallacieuses. A titre d’exemple, on avait mis sur son dos l’existence de faux arrêtés et des écoles fictives. Prenant la tête du Ministère de l’EPST, son successeur qui en réalité n’était qu’un néophyte, va abusement désactiver en juillet 2021, un grand nombre d’écoles opérationnelles à travers le pays. C’est le cas à Kinshasa de l’EP LUYINDULA à Bumbu, de l’INST. TOCO à N’djili, de l’EP et de I’NST. NYEMBA à Kimbanseke, etc.

Puisque qu’il s’agissait des écoles qui fonctionnaient bel et bien, avec bâtiments, personnels et élèves, il était obligé, suite à une forte pression des enseignants qui pouvait lui coûter son poste, de revenir à sa décision en décembre de la même année.

Bref, Willy Bakonga Wilima présente encore un bon portrait, dans l’histoire de la gratuité prônée par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ses réalisations, en peu de temps, ne sont pas encore égalées. Ses successeurs travaille dans la continuité, les bases ayant déjà été posées par le promoteur des écoles Sévigné. Certes, il n’est pas parfait, mais entre deux maux, on choisit le moindre.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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