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Gouvernement : le PM Sylvestre Ilunkamba a échangé avec la délégation de la FEC
Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a échangé, vendredi 9 août à l’immeuble du gouvernement, avec la délégation de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) en vue de recueillir leurs avis autour de la formation prochaine de la première équipe gouvernementale de la cinquième République.
Jean Pierre Kiwakana, premier vice président de la FEC, qui a conduit cette délégation, a expliqué de façon détaillé au Premier ministre le travail abattu quotidiennement par cette institution pour contribuer à son développement. Pour ce dernier, le pays doit être pris globalement en compte .

Il a également souligné que le fret constitue l’élément de souveraineté dans un pays, et le fait de l’avoir délocalisé à tué plusieurs entreprises telles que la RVM, la SNCC, l’Onatra, l’Ogefrem,… D’où sa recommandation au Premier ministre de ramener le fret à l’interieur de ce pays pour son bien et son développement.
Kiwakana, a en outre, exhorté le Premier ministre Ilunkamba à prendre en compte le problème d’électricite, qui souvent paralyse la bonne marche des affaires en RDC, surtout à matérialiser le Projet Inga 3 pour donner suffisamment de l’energie à la population, en général, et aux opérateurs économiques, en particulier, en vue de diminuer le déficit que le pays connaît en matière d’énergie.
L’administrateur de la FEC, Kimono, a pour sa part axé son plaidoyer sur le problème des banques commerciales et celui du contrôle financier.
« On ne peut pas être banquier et importateur en même temps » ,a-t-il lancé, soulignant le fait que le contrôle fiscal ne doit pas seulement être policier mais également pédagogique en RDC.
La FEC, a-t-il poursuivi, est très intéressée aux problèmes sociaux dans la mesure où ce sont ceux qui touchent directement les agents qui travaillent avec cette structure.
Pour ce dernier le gouvernement doit faire en sorte que les citoyens congolais puissent vivre de son travail et dignement. Pour que cela fonctionne, il faut une économie dysfonctionnée.
« Le social passe par le travail et, le travail passe par des investissements qui créent des emplois », a-t-il lancé, invitant le chef du futur gouvernement à mettre en place des écoles de formation des métiers et d’artisanat. Le gouvernement doit revenir sur un programme détaillant les besoins primaires pour former la main d’oeuvre congolaise.
Enfin la vice-présidente de cette structure regroupant les opérateurs économiques congolais en charge des femmes et jeunes entrepreneurs, Mme Éliane Munkeni, a quant à elle plaidé pour l’insertion dans le programme du prochain gouvernement, la problématique de l’entrepreneuriat en général, mais surtout féminin et des jeunes en particulier.
Elsyno/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
