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Goma: 2 mouvements citoyens exigent la démission du maire pour « incompétence »
Les mouvements citoyens Lutte pour le Changemen (Lucha) et « Raïa anasimama » sont descendus dans les rues de Goma ce vendredi 04 septembre.
Mouvement parti du rond-point Mutinga, on pouvait lire sur les affiches « Muisa Kense doit partir ! ».
Ces manifestants ont chuté devant l’hôtel de ville où ils ont fait un sit-in pendant plusieurs heures. Ils réclament la démission pure et simple de l’autorité urbaine qu’ils accusent « d’incompétence » sur plusieurs plans notamment sécuritaire, infrastructrurel, salubrité et administratif.

Pour eux, le maire Muisa Kiense a montré ses limites dans la gestion de la ville touristique qui, selon eux, mérite mieux.
Ainsi, ils ont adressé une lettre au vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur pour qu’il le remplace carrément. « Nous pensons qu’il est incompétent parce qu’il a été incapable de désengorger la question sécuritaire dans la ville de Goma, bien que celle-ci implique plusieurs acteurs. Et parmi ces acteurs, il y a le maire de la ville qui coordonne les informations au niveau de la base, les fait monter jusqu’aux organes de prise des décisions et sur ce plan là, nous sentons que le maire a fait preuve d’incompétence. Il suffit seulement de faire un tour dans nos quartiers pour voir comment les gens sont égorgés, sont cambriolés. En tout cas, en tant que des citoyens congolais, nous pensons que nous méritons mieux, nous méritons une autorité qui soit à la hauteur des défits sécuritaires de la ville de Goma », a indiqué Claude Kinyunyi de la Lucha.
Aussi, ils déplorent la léthargie administrative de cette autorité car voilà presque deux ans, il est à la tête de la ville mais aucune initiative en terme d’infrastructure sociale ou économique sans oublier la salubrité avec les poubelles qui jonchent les rues et certains lieux publics de la ville, se sont-ils désolés.
En réaction, l’incriminé rejette toutes ces accusations. Muisa Kense répond à ses détracteurs en disant que la ville de Goma est l’une des villes les plus propres de la RDC, avant de préciser qu’il fait aussi face au problème des moyens pour bien faire son travail.
En ce qui concerne la sécurité, le premier citoyen de la ville reconnaît qu’il n’ y a jamais eu de ville au monde à zéro criminalité. Toutefois, il pense que chacun devra jouer bien son rôle pour endiguer cette situation.La police ainsi que d’autres services de sécurité surtout, a conclu l’autorité urbaine.
Pendant que les militants de ces deux mouvements citoyens étaient en sit-in devant la mairie de Goma, une autre frange de la population était non loin de là avec des papiers avec comme message: « Nous soutenons les actions de Muisa Kiense ».
Notons qu le chef-lieu du Nord-Kivu fait face actuellement à une recrudescence de l’insécurité avec à la clé: le meurtre des changeurs de monnaie, dits cambistes.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
